La vérité est ailleurs

Le chaos du monde ne naît pas de l'âme des peuples, des races ou des religions, mais de l'insatiable appétit des puissants. Les humbles veillent!

Archives du tag ‘Justice’

L’incendie de Notre-Dame va-t-il profiter aux projets délirants de transformation de la Cité ? A la lecture de cet article on comprend bien que tout était déjà ficelé d’avance, les généreux donateurs ont tellement à y gagner maintenant!

L’incendie de Notre-Dame va-t-il profiter aux projets délirants de transformation de la Cité ?

Publié par wikistrike.com sur 27 Avril 2019, 07:53am

Catégories : #Culture – médias – Livres – expos – rencontres#Religion – pensées#Economie

L’incendie de Notre-Dame va-t-il profiter aux projets délirants de transformation de la Cité ?

Sur Facebook, l’abbé Pierre Vivarès, curé de Saint Paul Saint Louis, met en garde contre les rapaces qui pourraient profiter de la restauration de la cathédrale Notre-Dame :

« La maire de Paris a “vendu” le parvis de Notre Dame à Auchan et Unibail pour créer le projet des deux îles, après le départ du Palais de justice, du quai des Orfèvres et de l’appauvrissement de l’Hôtel Dieu« .

20 Minutes dénonce cette rumeur tout en confirmant qu‘il y a bien eu une étude commandée par François Hollande à l’architecte Dominique Perrault et Philippe Bélaval, président du Centre des monuments nationaux, sur « ce que pourrait être la place de l’île de la Cité à l’horizon des vingt-cinq prochaines années. »

Ces rumeurs autour de la transformation du parvis de Notre-Dame ont connu un regain d’intensité après l’entretien de Dominique Perrault dans Le Point, le 23 avril, dans lequel il vantait de nouveau les mérites de ce projet…

Alors : enterré ou pas enterré ce projet ?…

Ce site fait le point des ambitions architecturales et commerciales de certains et cela n’est pas fait pour nous rassurer…

Ce fameux rapport de 2016, bien réel, prévoyait :

  • 100 000 m² créés – (ayant une valeur foncière dépassant le milliard d’euros),
  • La privatisation du patrimoine publique (47% de foncier est détenu par le public) –  (plusieurs centaines de millions d’euros),
  • Monétisation du flux du premier site touristique de France – (plusieurs centaines de millions d’euros pour 15 millions de visiteurs annuels),

Le rapport faisait les constats suivants :

  • “centre névralgique au cœur de Paris – dans toutes les acceptions du terme : géographique, historique, administrative, patrimoniale, touristique, spirituelle – l’Île de la Cité ne parvient pourtant pas à incarner cette fonction de cœur battant de la ville, et encore moins de la métropole”.

    L’île de la Cité n’est plus qu’un labyrinthe de citadelles administratives“.

  • ce territoire insulaire de 22 hectares est le moins dense de Paris si on considère son nombre d’habitants.

    « Sur un millier d’habitants, à peine 300 sont des résidents permanents. Les autres sont des occupants de passage car l’effet Airbnb ici joue à plein », souligne Philippe Bélaval.

  • Notre-Dame de Paris reçoit aux alentours de 13 à 14 millions de visiteurs par an, ce qui fait par conséquent d’elle le monument le plus visité de Paris. Les tours de Notre-Dame et la Conciergerie avoisinent ou dépassent les 500 000 visiteurs annuels tandis que la Sainte Chapelle est découverte par plus d’un million de personnes chaque année. L’architecte déplore surtout que les 14 millions de touristes qui visitent chaque année la cathédrale (non sans avoir fait la queue sur le parvis, mesures de sécurité obligent) ne soient pas véritablement accueillis.
  • l’État est propriétaire de 57 % des espaces tandis que la Ville de Paris possède quant à elle 43 % du site.
  • “l’emplacement stratégique et la rareté des fonciers de l’île permettent d’envisager des projets uniques et ambitieux, capables de contenter si bien le privé que la personne publique. “

Aussi, les deux architectes proposent de “créer environ 100 000 m² nouveaux ayant une valeur foncière dépassant le milliard d’euros, sans transformation radicale”. Comment ? En construisant une dizaine de couvertures de verre et d’acier au-dessus des nombreuses cours intérieures.

Parmi les 35 propositions du rapport, ils avancent notamment un projet révolutionnaireUne gigantesque dalle transparente à la place du parvis de Notre-Dame ! Le parvis de Notre Dame, long de 135 m et large de 100 m, serait recouvert d’une immense dalle de verre au-dessus de la crypte archéologique ; aux pieds de la cathédrale, un débarcadère et des plates-formes flottantes accueillants piscine, cafés, restaurants, salles de concerts ; le long de la Seine, une longue promenade végétalisée, débarrassée des voitures, reliant les pointes aval et amont de l’île ; deux nouvelles passerelles qui franchissent le fleuve ; un peu partout, des verrières, des passages couverts, des galeries souterraines, des atriums en sous-sol… Seulement voilà, l’Île de la Cité renferme une trentaine de biens protégés au titre des monuments historiques. De plus, ce site de 22 ha est classé au patrimoine mondial de l’Unesco… 

Par conséquent, comme le souligne le rapport, un tel projet “n’a aucune chance de voir le jour“. Par conséquent, il faudrait vraiment un évènement impromptu et très volontariste” ou “inattendu et improbable”  pour que des travaux d’une telle ampleur puissent être autorisés dans un des sites architecturaux les plus protégés de France…

Or, suite au drame du 15 avril, le gouvernement a préparé une loi d’exception pour accélérer la reconstruction. Le texte (consultable ici) permettrait notamment de déroger au code du patrimoine. En effet, le texte, rédigé en quelques heures, proposerait de s’affranchir des procédures en vigueur en matière de monuments historiques sur un site qui n’en compte pas moins de 35…

Plus inquiétant, ce projet de loi autoriserait à déroger à un certain nombre de règles, comme le Code des marchés publics.

Concernant le nouveau parvis de Notre-Dame, Philippe Bélaval  précise :

Cette proposition fera peut-être débat, mais nous sommes prêts à répondre aux éventuels détracteurs. En sous-sol, les millions de visiteurs qui patientent [[aujourd’hui]] sous la pluie ou la canicule disposeront de services indispensables, comme des toilettes ou une bagagerie.

Ou encore des commerces…

Quelques entreprises soutiennent le projet puisque à la section « Entretiens avec des personnalités qualifiées, susceptibles d’apporter un éclairage particulier sur l’avenir de l’ile de la Cité », notons la participation de :

  • M. Marc-Antoine Jamet, Secrétaire Général du groupe de luxe LVMH, ainsi que directeur immobilier,
  • M. Jean-Paul Claverie, conseiller de M. Bernard Arnault, Président de LVMH…

De là à voir un rapport entre ce projet et les 200 millions d’eoros de dons réalisés par M. Arnault à la suite de l’incendie de Notre-Dame… Depuis l’incendie de Notre Dame certains médias ont commencé à communiquer de nouveau sur le projet de M. Perrault. Dans un article du Figaro du 18 avril, l’architecte a confirmé la faisabilité de la reconstruction de la cathédrale en 5 ans, tel qu’annoncé par le président Macron pour les Jeux olympiques de 2024. M. Perrault a d’ailleurs remporté le contrat concernant le village olympique… Vanity Fair et L’Obs sont revenus sur le sujet :

Ces idées sont toujours d’actualité et verront peut-être le jour grâce ou à cause de cet évènement. Car la cathédrale a été endommagée mais elle suscite aujourd’hui une attention nouvelle.

On comprend alors que pour empêcher la transformation du parvis de Notre-Dame en une dalle transparente, Mgr Patrick Chauvet, recteur de la cathédrale, ait évoqué l’idée d’une cathédrale éphémère en bois sur une partie du parvis. Ce “lieu d’accueil où il y aura des prêtres pour pouvoir parler” servira aussi à accueillir les “curieux” et les cohortes de touristes qui visitaient chaque année Notre-Dame. Le bâtiment aura vocation à rester jusqu’à la fin des travaux.

source : https://www.lesalonbeige.fr/lincendie-de-notre-dame-va-t-il-profiter-aux-projets-delirants-de-transformation-de-la-cite/

Publicités

Violences policières à grands coup de matraques; flics casseurs repérés dans d’autres manifestations avec vidéos et photos à l’appui, LFI NPA confirment! Alors Castaner tu dis quoi là?

Les policiers casseurs repérés par les manifestants,  Mélenchon et le olivier Besancenot confirment ce que nous sommes tres nombreux à dire , et qui depuis longtemps se pratique dans toutes les manifestations !

EN DIRECT BENALLA, L’AFFAIRE SANS FIN : Macron dénonce « une démarche politique » du Sénat! Edouard Philippe « a décidé de ne pas aller » jeudi aux questions au gouvernement au Sénat! Griveaux s’insurge également! Maffieux en perdition!

EN DIRECT – Affaire Benalla : Macron dénonce « une démarche politique » du Sénat

Play

PlaySeek00:00

Current time00:00Duration01:33

Toggle MuteVolumeToggle Fullscreen

Politique

TOUTE L’INFO SUR

BENALLA, L’AFFAIRE SANS FIN

PARTAGER
AFFAIRE BENALLA – Au lendemain de la transmission par le bureau du Sénat des cas de Vincent Crase, Alexandre Benalla, Patrick Strzoda, Alexis Kohler et Lionel Lavergne à la justice, le président de la République a qualifié l’initiative de « démarche politique », à l’unisson du reste de sa majorité. Suivez les dernières informations.
Live 

REACTION

Le président de la République, éclaboussé par l’affaire Benalla a dit tout le bien qu’il pensait de la transmission des cas de Patrick Strzoda, Lionel Lavergne et Alexis Kohler à la justice par le bureau du Sénat. Emmanuel Macron a qualifié l’initiative de « démarche politique ».

Un commentaire qu’il a fallu arracher au chef de l’Etat qui venait de rappeler combien il était « attaché » à ne pas s’exprimer « sur des sujets nationaux » lorsqu’il est « hors des frontières ». « Sauf exception et justification toute particulière, mais a fortiori lorsqu’il s’agit de démarche politique, je n’ai pas de commentaire à faire »!

il y a 2 jours

Jeudi, 21 mars 2019

HISTOIRE ter

Dans les premières années de la Ve République, en revanche, le Premier 

ministre Georges Pompidou boude les séances du Sénat : entre 1962 et 1969, en raison de l’opposition entre le général de Gaulle et le président de la haute

assemblée, Gaston Monnerville, le gouvernement n’y est représenté la plupart du temps que par des secrétaires d’Etat.

 

HISTOIRE bis

C’est arrivé en avril 1998. Le socialiste Lionel Jospin, trois jours après avoir déclaré, à la grande fureur des sénateurs, que le Sénat « où l’alternance n’est jamais possible » était « une anomalie parmi les démocraties », ne se rend pas à la séance des questions d’actualité au Sénat, mais officiellement, c’est parce qu’aucune question ne lui est destinée.

 

HISTOIRE

Il est déjà arrivé qu’un Premier ministre, pour des questions d’agenda, n’assiste pas à la séance des questions d’actualité au Sénat ou à l’Assemblée nationale, mais il est exceptionnel que,  comme Edouard Philippe, il les boycotte ostensiblement.

 

FERRAND

Le président de l’Assemblée nationale reproche au Sénat « d’utiliser les fonctions de contrôle parlementaire à des fins politiciennes » et « estime que ce choix empêche la tenue de ce débat républicain avec des étudiants, considérant que l’on ne peut simultanément abaisser et promouvoir le Parlement ».

COLÈRE

Après le Premier ministre, c’est au tour de Richard Ferrand, le patron de l’Assemblée nationale, de porter son coup. Dans un communiqué publié en début d’après-midi, il annonce qu’il a « décide de ne plus participer à la conférence commune avec le Président du Sénat Gérard Larcher prévue ce vendredi 22 mars à SciencesPo de Lille ».

 

URGENT

PHILIPPE 

Une décision rarissime. Edouard Philippe « a décidé de ne pas aller » jeudi aux questions au gouvernement au Sénat, a indiqué à l’AFP l’entourage du Premier ministre en signe de désaccord avec la décision de la chambre haute de saisir la justice du cas d’Alexandre Benalla, mais également de proches d’Emmanuel Macron.

« Le Premier ministre a décidé de ne pas y aller et il vient de parler (au président du Sénat) Gérard Larcher pour lui en donner les raisons », a déclaré un conseiller à Matignon.

Juste avant la séance, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avait dénoncé devant les journalistes un acte « politiquement bas et moralement très grave », en fustigeant « un tribunal politique ».

 

GRIVEAUX

Le porte-parole du gouvernement réagit et critique vivement la décision du Sénat de saisir la justice du cas d’Alexandre Benalla, mais aussi de ceux de proches d’Emmanuel Macron.

Des gifles « pour ouvrir sa bouche » : l’aide-soignant d’Ehpad condamné à 5 ans ferme! Albert C., aide-soignant dans un Ehpad d’Arcueil a été condamné à 5 ans de prison pour avoir frappé et tiré les cheveux d’une résidente de 98 ans. Récit.

Des gifles « pour ouvrir sa bouche » : l’aide-soignant d’Ehpad condamné à 5 ans ferme!

Albert C., aide-soignant dans un Ehpad d’Arcueil a été condamné à 5 ans de prison pour avoir frappé et tiré les cheveux d’une résidente de 98 ans. Récit.

Ministere de la Sante, Agnes Buzyn visite un EHPAD a Bondues, Nord. Le 17 decembre 2018.//ALCALAYSARAH_1300.1178/Credit:Dicom/Sarah ALCALAY/SIPA/1901111738
Image d’illustration d’un Ehpad (Dicom/Sarah ALCALAY/SIPA) (Dicom/Sarah ALCALAY/SIPA)

Albert C., aide-soignant dans un Ehpad d’Arcueil a été condamné à 5 ans de prison pour avoir frappé et tiré les cheveux d’une résidente de 98 ans. Récit.

Par Henri Rouillier

C’est parce qu’on n’a pas pu voir les vidéos qui montrent comment Monique*, 98 ans, a été agressée et insultée par Albert C., 57 ans, aide-soignant en Ehpad, que l’on s’attache, cet après-midi-là, aux gestes de Pierre Auda, qui préside la douzième chambre du tribunal correctionnel de Créteil.

Une fois, sa main droite remonte loin derrière son épaule pour mimer une gifle ; une autre, son poing se referme sur une chevelure imaginaire, violemment tirée vers le haut. Les mots qui figurent dans la vidéo sont répétés : « Tu me fais chier, espèce de vieille salope. »

Albert C. comparaît ce 22 mars pour des faits de violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à 10 jours, sur une personne dont la vulnérabilité était connue de lui. Employé de nuit dans un Ehpad associatif d’Arcueil, ce père de famille a été filmé à son insu, entre le 5 et le 7 février dernier, giflant, donnant des coups de pieds et tirant les cheveux d’une résidente dont le fémur a été fracturé aux termes de l’épisode. Pendant le procès, les images ont été diffusées à huis clos, sur décision du tribunal.

Les trous dans les phrases

À l’origine de cette histoire, il y a une inquiétude apparue il y a plusieurs mois. Celle des deux filles de la victime qui ne comprennent pas cette mère qui leur dit parfois « cette nuit, dans la rue, il y a un homme qui m’a tapée », alors qu’elles n’ont jamais vu d’homme dans l’établissement. Il y a aussi la sénilité, les trous dans les phrases et les doutes. Les filles savent que leur mère oublie le passé récent, qu’elle ne se situe plus dans le temps, qu’elle est persuadée que ce mari avec qui elle a vécu pendant 74 ans est encore en vie. Alors cette histoire d’homme qui vient la taper dans la nuit, c’est quoi ?

En juillet dernier, les filles appellent l’infirmière en chef de l’établissement qui dit : « On se demande comment elle fait pour se taper aussi souvent et aussi fort sur la lèvre. » On leur explique qu’il y a bien un homme parmi les soignants, mais qu’il a toute la confiance de l’équipe et que la qualité de son travail est reconnue. Décembre suivant, elles demandent à être reçues par la direction de l’établissement. Monique présente quatre hématomes sur le visage. On leur dit qu’elle chute, qu’elle a tenté de se suicider.

« J’ai pété un câble »

À la barre, les deux sœurs, septuagénaires, se tiennent l’une contre l’autre. Calmement, à tour de rôle, elles expliquent que la caméra dans la chambre, « c’était la seule chose évidente qui [leur] restait à faire ». Le 2 février, le dispositif est installé. Dès les premiers jours, l’une d’entre elles pleure en regardant les images : « Maman était jetée sur son lit. Elle hurle. »

Dans le box, dans sa chemise blanche qu’un costume sombre enrobe, le prévenu est figé. Il n’explique pas ses gestes. Gestes qu’il a d’abord niés auprès des policiers avant d’être confronté aux images. Aux enquêteurs, il a simplement dit avoir « pété un câble ».

Un peu plus tôt, le président a brossé le portrait d’Albert C., un homme sans histoires, sans casier judiciaire, sans addiction particulière, « bien noté, disposant de la confiance de sa direction ». Il a mentionné des « difficultés d’endettement », un crédit immobilier, un autre à la consommation, à cause desquels le prévenu aurait pris un deuxième emploi à mi-temps.

Il a aussi expliqué qu’Albert C. n’a jamais consigné la chute ou la fracture de la victime au registre des transmissions du service le soir des faits. Ça n’est que lors d’une perquisition au domicile du prévenu qu’un « brouillon de transmission » rédigé a posteriori a été découvert.

Des gifles « pour ouvrir sa bouche »

Aussi, quand le président essaie de savoir pourquoi Albert C. a giflé Monique, le prévenu répond : « Je ne sais même pas pourquoi, la fatigue ou quoi, voilà. » Et puis il s’embourbe, raconte que la victime avait tendance à ne pas boire suffisamment et que la gifle, c’était « pour ouvrir sa bouche ». Invoquant le surmenage, il répète machinalement : « Je m’en excuse auprès de la famille, encore une fois. »

Manifestement consterné, le président enchaîne :

– Après les violences, vous continuez à l’insulter. Vous dites « t’es une salope, ta gueule ». Alors que c’est terminé tout ça ! Pourquoi vous continuez à l’insulter gratuitement ?

– C’est pas moi. J’arrive pas à comprendre ma réaction. J’ai toujours été respectueux envers les aînés.

– On n’en saura pas plus Monsieur ?

– Comme j’ai dit aux agents de police, je ne me reconnais pas.

Un « psychopathe » ?

Effectivement, on n’en saura pas plus. Pour la partie civile, l’avocate Caroline Moreau-Didier a rappelé que la victime était particulièrement soutenue par sa famille, qu’un de ses arrière-petits-fils avait même tenu à rejoindre la procédure en son nom.

Ces proches, on les a vus faire bloc, dignes et déterminés, au premier rang. Leur avocate a formulé une demande de supplément d’information, craignant l’existence d’autres victimes au sein de l’Ehpad. Le président a rappelé que c’est une longue procédure et qu’on voit rarement les assises avant plusieurs années (encore faut-il que la demande soit reçue). Mais ça n’était pas la question : sur une des vidéos, on entend une autre aide-soignante du service administrer des gifles.

Caroline Moreau-Didier a parlé d’Albert C. comme d’un « psychopathe », quelqu’un de double-face « très apprécié, même au sein de l’Ehpad, qui n’a pas été capable de mener une enquête digne de ce nom ».

Le procureur de la République, elle, a rappelé que le prévenu se disait fatigué alors qu’il cumulait deux emplois et qu’il lui est arrivé de se vanter, dans un SMS échangé avec une collègue, de dormir au travail.

« Oui, j’entends le surmenage, la difficulté du travail, le manque de moyen [des Ehpad, N.D.L.R.], mais ça, c’est jeter l’opprobre sur toutes les personnes qui travaillent au service de nos aînés. On peut être fatigué mais on ne s’en prend pas aux autres. »Soulignant l’absence d’empathie du prévenu, elle a requis 5 ans d’emprisonnement dont un avec sursis « pour qu’il se souvienne qu’il a une épée de Damoclès au-dessus de lui, que la société continue de le regarder. » Elle a aussi requis une interdiction d’exercer une activité professionnelle en contact avec des personnes âgées ou vulnérables et demandé un placement en détention.

5 ans de prison, peine maximale

En défense, Anastasia Mandraveli a joué la carte de la crise des Ehpad en s’appuyant sur « un rapport parlementaire qui pointe la pénibilité des conditions de travail » (peut-être celui de Monique Iborra et Caroline Fiat ?) :

« Le manque de moyen n’excuse pas les actes, il permet de replacer le débat dans le contexte de la responsabilité collective […] Il est pas seul Monsieur. Il n’est pas arrivé seul à cette dégradation de ses actes. »Elle a rappelé qu’il n’y avait que deux aides-soignants pour 85 résidents la nuit dans l’Ehpad où vivait Monique et où travaillait son client.

Ses arguments n’ont pas été entendus. La cour a été au-delà des réquisitions du procureur en condamnant Albert C. a 5 ans de prison avec effet immédiat, soit la peine maximale dans ce genre de situation. Elle a retenu « la répétition des faits, leur ampleur, ainsi que la vulnérabilité de la victime ». La cour a par ailleurs prononcé une interdiction définitive d’exercer l’activité d’aide-soignant ainsi qu’une interdiction de séjour de 3 ans dans la ville d’Arcueil pour Albert C.

La demande de supplément d’information formulée par la partie civile a par ailleurs été rejetée.

Aujourd’hui, Monique est toujours hospitalisée, vraisemblablement contrainte de conserver une position allongée. Il n’est pas dit qu’elle puisse remarcher. À l’annonce du verdict, on s’est rappelé d’une phrase prononcée par le procureur pendant son réquisitoire :

« Madame est une victime. Elle doit l’entendre, même si elle doit l’oublier. »

Henri Rouillier

LREM sous pression : l’alliance européenne de Macron financée par Bayer Monsanto ainsi que par des fonds provenant de grands groupes tels que Google ou encore Microsoft! Ben voilà, cette fois fois c’est officiel! RN pas mieux!! Réfléchissez bien avant de voter!

ÉLECTIONS EUROPÉENNES

LREM sous pression : l’alliance européenne de Macron financée par Bayer-Monsanto

France 2 a confirmé l’information, le parti de Macron aux européennes reçoit des financements de la part du groupe Bayer-Monsanto. Rappelons que Bayer-Monsanto est le principal producteur du Glyphosate, entre autres, que Macron avait promis d’interdire en France durant sa campagne électorale. Mais sous la pression, LREM demande aujourd’hui a son allié européen de renoncer à ces fonds privés.

Crédit photo : Ludovic Marin/AFP via Getty Images

L’ALDE, l’Alliance des Libéraux et Démocrates pour l’Europe, est le parti européen auquel s’est rattaché LREM. Comme il est possible de le faire au niveau européen, ce parti politique a reçu des financements de plusieurs entreprises telles que Bayer-Monssanto, ce qui est interdit en France.

Le parlement européen avance le chiffre de 425 000 euros de financements pour l’ALDE provenant de différentes entreprises depuis les dernières européennes de 2014. De plus, un congrès du parti organisé en 2018 à Madrid avait été, pour partie, financé par des fonds provenant aussi de grands groupes tels que Google, Bayer-Monsanto ou encore Microsoft.

Alors que Macron se dit à la pointe des questions écologiques, ces financements viennent prouver le contraire. Comment pourrait-il ne serait-ce qu’interdire le glyphosate, mesure déjà loin d’être suffisante en matière d’écologie, s’il s’agit de l’un des principaux marchés de Bayer-Monsanto ?

Dans le même temps, Stéphane Séjourné dit découvrir ces financements. Alors qu’il est le directeur de campagne de Macron aux européennes, on se demande comment il a pu ne pas être au courant.

Mais sous la pression, LREM, par le biais de Séjourné, a fini par dénoncer ce qu’il a appelé « pratique incompatible avec une vie démocratique irréprochable », remettant en cause l’alliance de LREM avec cette organisation. Un volte-face qui ne doit rien à de quelconques aspirations démocratiques mais plutôt à une volonté d’éviter à tous prix le scandale dans un contexte social explosif.

C’est tout d’abord Marine Le Pen, le 7 mars, qui avait attaqué l’ALDE pour avoir reçu des financements de la part de grands groupes. Mais émanant d’un parti au cœur de nombreuses affaires de corruption et de détournement de fonds, financé par des proches de Poutine, cette critique est avant tout pour le Rassemblement National un moyen de délégitimer son principal opposant aux européennes.

Ce que dévoilent surtout ces financements, c’est les règles du jeu parfaitement anti-démocratiques de ces élections, où les principales formations réactionnaires bénéficient de moyens colossaux en se soumettant aux intérêts de grandes multinationales, tandis que les « petits » partis indépendants du patronat tels que le NPA rencontrent d’importantes difficultés se présenter.

Ainsi, alors que Macron cherche à incarner l’aile progressiste de l’Union Européenne, ces financements viennent démontrer que les intérêts défendus par LREM et ses alliés – pas plus que le RN – ne sont nullement ceux de la majorité de la population et ou de la planète, mais plutôt ceux d’une minorité de grands patrons.

https://www.revolutionpermanente.fr/Union-Europenne

MOTS-CLÉS

 élections européennes   /    LREM   /    Union Europénne   /    Emmanuel Macron   /    Politique