La vérité est ailleurs

Le chaos du monde ne naît pas de l'âme des peuples, des races ou des religions, mais de l'insatiable appétit des puissants. Les humbles veillent!

Lors de sa visite à Moscou, le Président vénézuélien a remercié son homologue russe pour son soutien, qualifiant Vladimir Poutine de «véritable leader du nouveau monde».

Poutine est «le véritable leader du nouveau monde», selon Maduro

  
Lors de sa visite à Moscou, le Président vénézuélien a remercié son homologue russe pour son soutien, qualifiant Vladimir Poutine de «véritable leader du nouveau monde».

Se prononçant à l’occasion de la Semaine énergétique de Russie 2017, un événement qui se déroule de mardi à samedi à Moscou, le Président vénézuélien a remercié Vladimir Poutine pour «le soutien accordé au Venezuela».

«Nous n’avons pas besoin de demander l’aide de la Russie, nous l’avons déjà, la Russie nous aide déjà… Je dois publiquement remercier le Président Poutine pour toute l’aide qu’il a accordée au Venezuela», a déclaré Nicolas Maduro.

«LE VÉRITABLE LEADER DU NOUVEAU MONDE ET DU MONDE DANS LEQUEL NOUS VOULONS VIVRE, C’EST VLADIMIR POUTINE», A INDIQUÉ NICOLAS MADURO QUI A QUALIFIÉ LE PRÉSIDENT RUSSE DE «PORTEUR DE DIGNITÉ, D’HONNEUR ET DE PAIX».

Il a également évoqué l’amitié entre Vladimir Poutine et l’ancien Président du Venezuela Hugo Chavez, la décrivant comme une preuve que les relations entre les deux pays étaient basées sur le respect mutuel.

La Russie et le Venezuela font partie du comité chargé par l’OPEP d’assurer le suivi de l’accord passé entre les pays membres du cartel pétrolier pour réduire l’offre et stabiliser les prix du brut. L’accord est en vigueur jusqu’en mars 2018.

En août dernier, Nicolas Maduro avait assuré que «le Venezuela avait le soutien de la Russie», espérant «poursuivre le renforcement de l’accord de coopération militaire» avec Moscou, qui a vendu au Venezuela des avions de combat, des missiles anti-aériens et des fusils, entres autres armements.

Sourcehttps://fr.sputniknews.com/international/201710041033322565-maduro-poutine-leader-nouveau-monde/

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La Défense russe annonce la mort en Syrie de plus de 2000 terroristes de Daesh en 11 jours

La Défense russe annonce la mort en Syrie de plus de 2000 terroristes de Daesh en 11 jours

La Défense russe annonce la mort en Syrie de plus de 2000 terroristes de Daesh en 11 jours© Stringer Source: Reuters
Des militants du groupe terroriste al-Nosra (image d’illustration)

Selon le ministère de la Défense russe, les frappes aériennes menées par l’aviation russe en Syrie entre le 19 et le 29 septembre ont causé la mort de 2 359 combattants de l’organisation terroriste Etat islamique.

«Les organisations terroristes Daesh et al-Nosra [désormais Front Fatah al-Cham] ont subi leurs plus importantes pertes depuis ces derniers mois. Grâce à l’efficacité des opérations des forces russes, elles ont été sérieusement affaiblies», a annoncé le 30 septembre le ministère de la Défense russe dans un communiqué.

Entre le 19 et le 29 septembre, 2 359 terroristes ont été tués en Syrie par les frappes aériennes russes et plus de 2 700 autres ont été blessés, selon le ministère, qui précise que 16 chefs opérationnels et au moins 400 ressortissants d’Etats issus de l’ex-URSS comptaient parmi les blessés.

Le ministère affirme en outre avoir détruit durant cette période 67 avant-postes, 51 dépôts d’armes, 27 chars, 21 lance-roquettes et près de 200 véhicules appartenant aux groupes terroristes.

Ces frappes aériennes ont permis de repousser la contre-offensive des djihadistes dans les provinces d’Idleb et de Deir ez-Zor, selon le ministère de la Défense russe.

«Avec l’aide des forces aériennes russes, l’armée syrienne est en train de finaliser l’encerclement et la destruction d’une importante partie des forces de Daesh, qui compte 1 500 combattants venus d’Irak, à l’est de Deir ez-Zor», a conclu la Défense russe dans son communiqué.

Dans une récente interview à RT, le ministre syrien des Affaires étrangères avait estimé que les «principales batailles» touchaient à leur fin en Syrie et que, par conséquent, le pays vivait actuellement le «dernier chapitre» de cette guerre.

Si toute vérité n’est pas facile à entendre, elle n’en reste pas moins une vérité !

Lettre à mes amis américains

 

Saker US
Saker US

Par le Saker – Le 19 septembre 2017 – Source The Saker

 

 

Introduction par le Saker

À l’occasion de mon évacuation de Floride provoquée par le cyclone, j’ai eu le plaisir de rencontrer quelques bons amis (émigrés russes blancs et juifs américains se considérant américains), pas tout à fait convaincus par la propagande officielle des États-Unis, et qui se voient sincèrement comme des libéraux, progressistes et anti-impérialistes. Bien qu’étant de braves gens, décents et sincères, il leur est arrivé d’exprimer au cours de notre conversation des opinions tout à fait contradictoires avec celles qu’ils professent.

Après avoir rédigé cette lettre qui leur est destinée, j’ai réalisé qu’il existe peut-être beaucoup d’autres personnes dans le monde qui tentent, comme je le fais, d’ouvrir les yeux d’autres personnes sincères mais totalement fourvoyées quant à la nature de ce qu’est un Empire. Je partage cette lettre dans l’espoir qu’elle soit utile à d’autres et leur fournisse quelques arguments appréciables dans leur effort pour éclairer leurs amis et leur famille.

Chers amis,

Au cours de notre conversation, vous avez affirmé ce qui suit ;

  1. Les États-Unis ont absolument besoin d’une armée.
  2. Une des raisons de cette nécessité se trouve dans l’existence de régimes comme celui de la Corée du Nord.
  3. Les États-Unis ont un droit indiscutable à l’intervention extraterritoriale, pour des raisons a) pragmatiques et b) morales.
  4. Les États-Unis ont « sauvé l’Europe » grâce a leur intervention pendant la Seconde Guerre mondiale et ont acquis, ce faisant, le droit moral de « protéger » d’autres amis ou alliés.
  5. Les Alliés (URSS, USA, Grande-Bretagne) étaient moralement supérieurs aux nazis.
  6. Les Américains ont apporté à l’Europe la paix, la prospérité et la liberté.
  7. D’éventuelles erreurs ne peuvent remettre en question ce droit d’intervention.

Je crois pouvoir démontrer que ces sept affirmations sont erronées, qu’elles sont fondées sur des postulats absolument faux, et je me propose de le faire au moyen du bon sens et de faits indiscutables.

Mais en premier, il me faut évoquer la maxime « connais-toi toi-même », car c’est, je crois, un point fondamental de la discussion. Malgré toutes nos différences il y a je pense un certain nombre de choses que vous accepterez comme des vérités axiomatiques, comme par exemple le fait qu’Allemands, Russes, Américains ou autres sont d’une intelligence à peu près équivalente. Ou que leur capacité de réflexion, de pensée critique, ou leur aptitude à investiguer, ou leur niveau d’éducation, sont à peu près comparables. N’est-ce pas ? Cependant, vous admettrez avec moi que sous le régime nazi les Allemands furent efficacement soumis à la propagande et que sous le régime soviétique les Russes furent tout aussi efficacement subjugués par leur propre machine de propagande. N’est-ce pas ? Quelle raison avez-vous de croire que nous sommes plus malins, ou meilleurs, que ces Allemands et ces Russes bien soumis, et que si nous avions été à leur place nous aurions aussitôt décelé la vérité cachée par tous les mensonges ? Serait-il possible que nous, aujourd’hui, soyons incapables de reconnaître les mensonges dont on nous nourrit ?

De même, on ne peut nier que l’histoire de la Seconde Guerre mondiale a été écrite par les vainqueurs de cette guerre. Ceci est vrai pour toutes les guerres – les régimes vaincus n’ont pas l’occasion de présenter leur propre version de l’histoire. Si les nazis avaient été victorieux, on nous aurait servi une version totalement différente des événements. Et, ce qui est d’une importance cruciale, si les nazis avaient remporté ce conflit, il n’y a aucune raison de penser que le peuple allemand se serait montré sceptique au sujet de la version qui aurait été enseignée dans les écoles. Et de plus, j’affirme que le peuple allemand dans son ensemble se serait considéré comme un peuple libre, dirigé par un régime bénéfique.

Vous en doutez ?

Pensez au nombre d’Allemands qui ont déclaré n’avoir jamais réalisé à quel point le régime nazi était maléfique. Même la secrétaire personnelle d’Hitler, Traudl Junge, a utilisé cette excuse pour justifier le fait d’avoir travaillé de nombreuses années avec lui, et d’avoir eu tant d’affection pour lui. Il existe une expression américaine qui dit « mon siège est fait, c’est là que je me situe ». (Where I sit is where I stand, expression intraduisible, NdT) Bien, laissez-moi vous poser la question : où nous situons-nous ? et pouvons-nous être certains que nos opinions ne sont pas déterminées par ce facteur (que ce soit géographiquement, politiquement, socialement ou même professionnellement) ?

Vous pouvez m’opposer que toutes les victimes du régime nazi seraient tout à fait capables de présenter leurs témoins aux Allemands et aux Trundl Junge de ce monde. Et bien non, bien sûr : les morts ne parlent pas beaucoup, et les tortionnaires rarement (surtout s’ils risquent de finir à l’état de cadavre). Il y aurait certainement une foison de dissidents et d’activistes politiques connaissant la vérité, mais la vérité consensuelle sous un régime nazi victorieux serait qu’Hitler a libéré l’Europe du joug des hordes judéo-bolchéviques et des capitalistes anglo-maçonniques.

Ceci n’est pas un phénomène exclusivement allemand, d’ailleurs. Considérez la population russe actuelle : elle comporte plus de descendants d’exécuteurs que de descendants d’exécutés, ce qui n’est pas vraiment une surprise puisque les morts ne se reproduisent pas. Le résultat en est que l’historiographie russe moderne tend à être plutôt déformée en faveur de l’apologie des crimes et des atrocités commis par les Soviétiques. Ce qui jusqu’à un certain point est plutôt bénéfique parce que cela agit comme antidote à des décades de propagande US anti-soviétique, mais cela va régulièrement un peu trop loin, ce qui a pour conséquence de minimiser le véritable coût humain de l’expérience bolchévique en Russie.

Comparons donc les États-Unis avec l’Allemagne et la Russie dans ce contexte.

La plupart des Américains se fient à la version de l’histoire présentée par leur propre « courant d’opinion majoritaire ». Et pourquoi donc ? En quoi leur situation est-elle objectivement différente de celle dans laquelle se trouveraient les Allemands sous un Troisième Reich victorieux ? Notre scénario de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale a été effectivement rédigé par les vainqueurs, lesquels avaient tout intérêt à diaboliser l’équipe d’en face (nazis et Soviétiques) et à nous offrir une histoire héroïque de libération. Et c’est là que réside la question qui devrait hanter nos nuits : et si nous étions nés, non pas Russes et juifs après une défaite nazie, mais Allemands après une défaite des Alliés de la Seconde Guerre mondiale ? Aurions-nous trouvé le scepticisme et le courage de mettre en doute les mythes inculqués depuis notre naissance ? Ou serions-nous devenus de bons petits nazis adeptes de la pensée double, fiers et heureux d’avoir vaincu les hordes judéo-maçonniques et les capitalistes anglo-maçonniques ?

Oh bien sûr, Hitler considérait que les juifs étaient des parasites qu’il fallait exiler, puis par la suite exterminer, et que les Russes étaient des sous-hommes qu’il fallait mettre au travail pour le compte de la Race Germanique des Maîtres, et dont il fallait exterminer l’intelligentsia. Il n’est pas étonnant que ni juifs ni Russes ne soient très enthousiastes quant à ce genre de postulat raciste. Mais en vérité, nous pouvons être des humains avant d’être juifs ou russes, et nous pouvons comprendre que ce qui est mauvais pour nous ne l’est pas forcément pour d’autres. Certes, Hitler était une calamité pour les juifs et les Russes, mais était-il vraiment néfaste pour les Germains « purs » (Aryens germaniques) ? Et, ce qui plus important, si nous étions nés en tant que Germains purs, nous serions-nous beaucoup soucié des juifs et des Russes ? Je l’espère, mais j’en doute. Je n’ai pas souvenir que nous ayons versé beaucoup de larmes à propos du plurigénocide (un mot de mon invention désignant un phénomène unique : le génocide de toutes les ethnies d’un continent entier) des Indiens d’Amérique ! Je ne crains pas d’affirmer que nous sommes beaucoup plus enclins à sangloter au sujet de « l’Holocauste » ou du « stalinisme », et ce même si aucun des deux ne nous a personnellement affectés (à part d’un point de vue familial ou ethnique), qu’au sujet du plurigénocide des Indiens d’Amérique. Je ne crois vraiment pas que nos priorités de compassion seraient les mêmes si nous étions Lakota ou Comanche. Encore une fois, j’espère que je suis dans l’erreur. Mais je n’en suis pas trop sûr.

Quoiqu’il en soit, voici ce que je veux exprimer.

Nous sommes programmés pour accepter avec crédulité et sans esprit critique la diabolisation des nazis et des Soviétiques parce que nous sommes juifs ou russes blancs. Attention, ici, je ne dis pas que les nazis et les Soviétiques n’étaient pas malfaisants – ils l’étaient indiscutablement –, je dis que nous, juifs ou Russes, sommes beaucoup plus désireux d’endosser toute version historique dépeignant nazis et Soviétiques comme des peuples exceptionnellement malfaisants, et que à contrario nous rejetons presque instinctivement la notion que « notre » camp (ici je veux dire « votre » camp, le camp américain, puisque vous vous considérez américains, ce qui n’est pas mon cas) ait pu être aussi malfaisant, ne serait-ce que parce que votre camp n’a jamais commis de meurtres de juifs ou de Russes. Examinons donc ce concept « notre/votre » camp pendant quelques instants.

Lorsque les États-Unis sont entrés en guerre ils avaient déjà à leur actif le pire crime de l’histoire de l’humanité, le plurigénocide d’un continent entier, suivi par l’annexion brutale des terres volées aux indigènes. Hitler aurait pu en être fier. Mais ce n’est pas tout. Les envahisseurs anglo-saxons entreprirent ensuite une guerre brutale et illégale pour arracher au Mexique une immense superficie de terres, notamment ce qui est devenu aujourd’hui le Texas, la Californie, le Nevada, l’Utah, l’Arizona et le Nouveau Mexique ! Eh oui, tout cet espace fut illégalement occupé, et volé par votre camp, non pas une fois, mais DEUX FOIS ! Et dois-je mentionner les horreurs de l’esclavage à rajouter à votre « palmarès moral » au moment où les États-Unis sont entrés en guerre ? À ce point là, je pense qu’il existe suffisamment d’évidences pour affirmer que votre camp était plus maléfique que les nazis ou les Soviétiques. L’histoire des États-Unis est le récit d’une violence sans limite, de pillage, d’hypocrisie, d’exploitation, d’impérialisme, d’oppression et de guerre. Toutes des guerres d’agression. Aucune guerre défensive. C’est unique dans l’histoire de l’humanité. Pouvez-vous nommer un régime plus malfaisant ou plus assoiffé de sang ? Moi pas…

Faut-il encore mentionner le palmarès britannique des atrocités, depuis les guerres de l’opium jusqu’à l’invention des camps de concentration, la création de l’apartheid, les horreurs de l’occupation de l’Irlande, etc., etc., etc. ?

Je vous entends déjà me répondre que oui, tout cela était horrible, mais ça ne change rien au fait qu’au cours de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont « sauvé l’Europe ». Vraiment ?

Pour argumenter ma position, je joins ici un fichier PDF où j’ai compilé 5 sources, trois en anglais et deux en russe. Vous pouvez le télécharger ici :

https://drive.google.com/open?id=0ByibNV3SiUooWExTNGhMTGF5azQ

J’ai traduit les points clés des sources russes et vous les propose en même temps que les points clés des sources anglaises. Jetez un coup d’œil au fichier PDF, et si vous en avez les moyens lisez donc les articles originaux cités, j’ai surligné en rouge les conclusions clés de ces sources. Vous trouverez quelques différences au niveau des chiffres, mais les conclusions sont à mon avis indiscutables. Les archives historiques mettent en évidence que :

  1. On peut créditer l’Union soviétique de la destruction de 80% environ de la machine de guerre nazie. Les Anglo-américains ont donc à leur compte tout au plus 20% de l’effort de guerre des Alliés.
  2. L’échelle et l’envergure des batailles menées sur le front Est font paraitre dérisoires les plus grandes batailles du front Ouest. Les combats à l’Ouest impliquaient des divisions et des brigades, ceux de l’Est des armées et des groupes d’armées, ce qui est très différent en ordre de magnitude.
  3. Les États-Unis ne sont entrés en guerre qu’après les batailles de Stalingrad et de Koursk, lorsqu’il devint absolument évident que les nazis allaient perdre la guerre.

La vérité est que les États-Unis ne s’impliquèrent dans la guerre qu’après le point où la défaite nazie devint une certitude, et leur véritable motivation n’était pas la « libération de l’Europe sous oppression » mais bien la volonté d’empêcher les Soviétiques d’occuper toute l’Europe. Les Américains ne sont jamais sentis concernés par les meurtres de masse de juifs et de Russes, ils ne s’intéressaient qu’à un projet d’annexion massive des terres (une fois de plus).

[À propos, et pour vous éviter de croire que les Américains sont les seuls à se comporter de cette manière, voici quelques dates intéressantes :

Bombardement nucléaire de Hiroshima et Nagasaki, 6 et 9 août 1945

Offensive stratégique soviétique de Mandchourie 9-20 août 1945

Nous voyons ici un schéma similaire : les Soviétiques ont attendu d’avoir la certitude de la défaite de l’Empire du Japon par les Américains avant de lancer leur offensive. Il faut également remarquer qu’il n’a pas fallu plus de 10 jours aux Soviétiques pour vaincre l’Armée du Guandong, la plus prestigieuse armée de l’Empire du Japon, forte de plus d’un million d’hommes bien entraînés et bien armés ! Ceci vous donne un indice de la qualité de la machine de guerre développée par l’Union soviétique au cours du conflit contre l’Allemagne nazie (vous trouverez ici http://usacac.army.mil/cac2/cgsc/carl/download/csipubs/LP7_AugustStormTheSoviet1945StrategicOffensiveInManchuria.pdf une magnifique étude US de cette opération militaire)].

Est-ce que les Américains ont apporté à l’Europe la paix et la prospérité ?

À l’Europe de l’Ouest, dans une certaine mesure, oui, parce que cela leur était facile : ils sortaient du conflit en pleine forme, leur territoire n’avait pas connu les horreurs de la guerre, et ils pouvaient ainsi distribuer beurre de cacahuète, cigarettes et autres biens de consommation. Ils firent en sorte que toute l’Europe de l’Ouest devienne un immense marché pour les biens et services US, et que les ressources européennes soient à la disposition de l’Empire US, et surtout à l’encontre de l’URSS. Comment financèrent-ils leur « générosité » ? Par le pillage absolu des pays du Tiers Monde, tout simplement. Peut-on vraiment être fier de tout ceci ? Lénine n’avait-il pas prévenu dès 1917 que « l’impérialisme est le stade ultime du capitalisme » ? La richesse de l’Europe de l’Ouest fut fondée sur la misère abjecte de millions d’Africains, d’Asiatiques et de Sud-Américains.

Mais qu’est ce qui était prévu pour l’Europe et le peuple européen ?

Il y a un certain nombre de choses qui firent l’objet d’un accord entre Staline et les anglo-saxons à la fin de la guerre : les 4 D, dénazification, désarmement, démilitarisation et démocratisation d’une Allemagne unie, et réparations pour la reconstruction de l’URSS. Eh oui, Staline voulait une Allemagne neutre et unie. Dès la fin de la guerre pourtant, les Anglo-Saxons rompirent toutes leur promesses : ils construisirent une Allemagne de l’Ouest hautement militarisée, recrutèrent des milliers de cadres nazis pour leurs propres agences de renseignement, leur programme de fusées, et la subversion de l’Union soviétique. Pire encore, ils mirent au point des plans d’attaque contre l’URSS. Dès la fin de la guerre, les Anglo-Saxons avaient déjà TROIS plans d’attaque : Opération DropshotPlan Totality, et Opération Unthinkable. Voici quelques infos de base d’après Wikipédia sur ce sujet :

Opération Dropshot : la description de certaines missions comprend le largage de 300 bombes nucléaires et de 29 000 bombes hautement explosives sur 200 cibles situées dans 100 agglomérations dans l’objectif de détruire 85% du potentiel industriel de l’Union soviétique en une seule attaque. De 75 à 100 de ces bombes nucléaires avaient pour objectif la destruction au sol de l’aviation de combat soviétique.

Plan Totality: prévoyait l’oblitération de 200 cités soviétique en une seule attaque : Moscou, Gorki, Kouïbychev, Sverdlovsk, Novosibirsk, Omsk, Saratov, Kazan, Leningrad, Bakou, Tachkent, Chelyabinsk, Nijni Taguil, Magnitogorsk, Molotov, Tbilissi, Stalinsk, Grozny, Irkoutsk, et Yaroslavl.

Opération Unthinkable: supposait une attaque surprise dans la zone de Dresde, en plein centre des lignes soviétiques, par 47 divisions britanniques et américaines. Ce nombre représente à peu près la moitié des 100 divisions britanniques, américaines et canadiennes (environ 2,5 millions d’hommes) sous le contrôle du quartier général anglo-américain. (…) La majorité des offensives devaient être exécutées par des troupes anglaises et américaines, ainsi que des troupes polonaises et 100  000 soldats de la Wehrmacht.

[Saviez-vous tout ceci ? Et si non, commencez-vous à vous demander pourquoi ? ]

Je n’invente rien de tout cela, vous pouvez vérifier par vous-même auprès de Wikipédia ou d’autres sources. Tout ceci est la méthode anglo-américaine pour gérer les « alliés » russes : poignardez-les avec une attaque nucléaire surprise, oblitérez leurs villes et lancez la Wehrmacht nazie contre eux.

Je ne vais pas m’engager dans la création de l’OTAN (réalisée avant même que le WTO – connu en Occident sous le nom de Pacte de Varsovie – ne soit établi pour lui faire face) ni dans d’autres crimes secondaires comme les attaques sous faux drapeau (Opération Gladio).

[Avez-vous déjà entendu parler de l’Opération Gladio ou du « Massacre de Bologne » d’août 1980, l’explosion de la gare de Bologne effectuée par des forces terroristes secrètes de l’OTAN, attaque sous faux drapeau (85 morts, 200 blessés) dans le but de discréditer le Parti communiste d’Italie ? Et si non – commencez-vous à vous demander pourquoi ?] [Voir Les Armées Secrètes de l’OTANpar Daniele Ganser, NdT].

La sinistre réalité est que l’intervention US en Europe n’a jamais été autre chose qu’une annexion des terres, que la Guerre froide était une création anglo-saxonne, tout comme la partition de l’Europe, et que depuis la Seconde Guerre mondiale l’Europe n’a jamais cessé d’être pour les États-Unis une colonie dont le rôle était de servir d’outil dans la lutte contre la « menace communiste » (c’est-à-dire la Russie).

Mais supposons que je sois complètement dans l’erreur, ne serait-ce que pour ouvrir le débat. Supposons que les gentils Américains soient venus en Europe pour le bien des peuples européens. Qu’ils aient héroïquement vaincu Hitler et apporté à l’Europe (occidentale) la paix, la prospérité, la liberté, le bonheur, etc., etc.

Cette bonne action donne-t-elle aux États-Unis un droit d’intervention ultérieure ? Vous avez tous deux mentionné la Seconde Guerre mondiale comme un exemple et une justification à la nécessité de maintenir une armée suffisamment puissante pour pouvoir contenir des régimes comme celui de la Corée du Nord, n’est-ce pas ? Permettez-moi de vous poser la question une fois de plus.

Le fait que les États-Unis, avec altruisme, générosité et héroïsme, aient libéré l’Europe à la fois des nazis et des Soviétiques génère-t-il la légitimité morale à d’autres interventions militaires US contre d’autres régimes détestables, agressifs ou malveillants en d’autres endroits du monde ?

Si votre réponse est « non », comment se fait-il que vous vous serviez de cette justification ?

Si votre réponse est « oui », alors pardonnez-moi d’être si lent à comprendre, et demandez-vous combien de temps ce « permis d’intervention militaire » restera valide ? Une année ? Cinq ans ? Peut-être même 10 ou 70 ans ? Ou peut-être que ce permis accorde un droit d’intervention aux États-Unis pour l’éternité ? Soyons sérieux, si les États-Unis ont libéré l’Europe et lui ont apporté la paix et le bonheur, pouvons-nous assumer que cela restera vrai partout et tout le temps ?

Je dois également vous poser cette question : imaginons que le permis moral d’intervention acquis pendant la guerre en Europe soit valable pour toujours. Imaginons cela, d’accord ? Ce que j’aimerais savoir est ceci : est-ce que ce permis est révocable (moralement, conceptuellement) ? Disons que les États-Unis ont réalisé quelque chose de merveilleux en Europe. Que penser des horreurs qui ont suivi, en Asie du sud-est, en Amérique latine ou au Moyen-Orient ? Combien faudra-t-il de « non-Occidentaux » assassinés, mutilés, envahis, terrorisés, bombardés, ou soumis d’une façon à un autre à un génocide pour peser plus lourd que les Européens soi-disant éperdus de joie par leur libération, ce qui accorde selon vous le droit d’intervention aux États-Unis ? Même si le comportement américain en Europe était noble et pur, est-ce que les 70 années suivantes de meurtres de masse dans le monde entier ne comptent pour rien, ou existe-t-il un point où on peut considérer que « cette fois ça suffit » et où ce permis d’intervention pourra enfin être moralement révoqué par des gens comme vous et moi ?

Puis-je me permettre de vous faire remarquer que vos arguments en faveur de l’existence d’une nécessité pour les États-Unis de maintenir une force militaire capable de réaliser des opérations outre-mer donne l’impression que vous croyez que les USA ont un droit moral (ou peut-être même une obligation !) à la conduite de telles opérations, ce qui signifie que d’après vous, le palmarès des atrocités commises par les États-Unis depuis la guerre n’est pas encore suffisant pour susciter en vous ce sentiment que « cette fois ça suffit ». Vous sentez-vous vraiment bien avec cette idée ?

Théoriquement, il existe une autre raison pour révoquer ce permis. Après tout, quelqu’un pourrait avoir le droit moral de faire quelque chose, mais pas forcément la capacité de le faire. Si je vois quelqu’un en train de se noyer, j’ai certainement le droit moral de sauter dans l’eau pour sauver cette personne, n’est-ce pas ? Mais je n’ai pas forcément la force ou la compétence pour agir ainsi, n’est-ce pas ? Donc lorsque vous affirmez que les États-Unis ont besoin d’entretenir une force militaire capable de protéger des amis ou alliés contre certains régimes voyous dangereux comme celui de la Corée du Nord, vous impliquez par là que les États-Unis ont non seulement le droit, mais aussi les capacités et les compétences nécessaire pour agir ainsi.

Vraiment ?

Quelle preuve pouvez-vous produire, si je me peux me permettre de vous le demander ?

Je vous ai demandé de me citer une seule intervention militaire US réussie depuis la Seconde Guerre mondiale, et vous n’avez pas pu m’en nommer une. Très bien ! Nous sommes d’accord. La vérité est que chacune des interventions entreprises par les États-Unis depuis la guerre a été un échec total, que ce soit d’un point de vue humanitaire, politique ou militaire (et parfois les trois à la fois). Même Grenade a été un échec absolu (militaire) ! De plus, voyez qui siège à la Maison Blanche aujourd’hui. Voulez-vous vraiment que le Donald soit responsable de la protection de nos amis et alliés, et êtes-vous certains qu’il a les compétences nécessaires pour y parvenir ? Ou Hillary, d’ailleurs ? Même Sanders est connu pour s’être fait l’avocat d’opérations militaires catastrophiques comme l’invasion du Liban en 2006, qui s’est soldée comme vous le savez (ou pas) par une défaite lamentable pour les Israéliens et des souffrances indicibles pour les civils du Liban. Mais oublions le Président et jetons un coup d’œil aux généraux US. Vous inspirent-ils le sentiment d’être le genre de gars capables d’exécuter avec maîtrise une opération militaire décidée pour des raisons d’ordre moral et éthique ? Et les membres du Congrès ? Vous leur feriez confiance ? Mais où donc voyez-vous des « sauveurs » honnêtes et compétents dans le milieu politique américain ?

Avez-vous remarqué qu’il n’y avait pas d’État islamique en Irak avant l’invasion US ? Ou avez-vous remarqué que depuis que les États-Unis sont entrés en guerre contre ISIS, ce dernier est devenu de plus en plus puissant et a pris le contrôle de plus en plus de pays ? Certes, depuis que la Russie s’est impliquée ISIS a subi défaite sur défaite, mais tout ce que les Américains ont été capables d’exprimer à propos de cette intervention a été de la dénoncer et d’en prédire l’échec. Comment se fait-il donc que les Russes soient si efficaces dans le combat contre ISIS, alors que les Américains et leurs alliés sont si lamentables ? Voulez-vous vraiment voir les Américains responsables de la sécurité mondiale avec un tel palmarès ?

Ne dit-on pas que la folie consiste à répéter encore et toujours les mêmes erreurs en continuant à espérer un résultat différent ?

J’entends encore la réponse que vous m’avez donnée à cet argument. Vous m’avez dit « c’est vrai, il y a eu des erreurs ».

Des erreurs ?!

Je ne considère pas que des millions de personnes assassinées, incluant des centaines de milliers d’enfants, soient des « erreurs » (comment prendriez-vous l’affirmation comme quoi Hitler et Staline ont commis des « erreurs » ?). Mais il y a quelque chose encore plus sournois dans cette idée d’« erreurs ».

Quelle est votre définition de « réussite » ?

Supposons que les forces armées US démontrent autant d’efficacité à tuer des gens (ce qui est le cas) qu’à gagner des guerres (ce qui ne l’est pas). Supposons que les États-Unis n’aient pas seulement réussi à envahir l’Irak et l’Afghanistan, mais aient été capables de complètement restaurer la paix dans ces pays. Supposons que l’insurrection dans ces territoires ait été magistralement brisée, que leur économie ait pu être restaurée, et un régime démocratique installé : le capitalisme omniprésent, 100 chaines de télé accessibles partout, des restaurants Mac Donald dans chaque village afghan, des parades d’homosexuels au centre de Kaboul, des toilettes unisexes dans chaque mosquée, des élections tous les 4 ans, plus un seul coup de feu, plus la moindre bombe ? Pourrait-on appeler cela une réussite ?

Je prie Dieu et j’espère de tout cœur que votre réponse à cette question sera un très ferme « Non ! ». Car si vous y répondez « oui », alors vous n’êtes pas autre chose que des impérialistes messianiques génocidaires. Oh oui, c’est bien ce que je veux dire. Pourquoi ? Mais parce que votre conception de « succès » n’est que la mort spirituelle, psychologique et culturelle d’une civilisation ancienne, ce qui fait de vous, littéralement, un ennemi mortel de l’humanité entière. Je ne peux imaginer quelque chose de plus horrible. J’espère donc que vous avez répondu « non ! » comme le ferait n’importe quel être humain décent, n’est-ce pas ?

En fin de compte, qu’est ce qu’une « réussite » ? Vous ne pouvez franchement pas adopter la définition de vos dirigeants (Ils seraient enthousiasmés par un tel résultat, c’est d’ailleurs ce qu’ils vous ont promis à maintes reprises !)

Mais si leur conception de la « réussite » n’est pas la votre, et si vous souhaitez que jamais une autre nation, un autre peuple, une autre ethnie ne devienne la victime d’une opération militaire aussi « réussie », pourquoi donc souhaitez-vous que vos dirigeants et leur notion satanique de « réussite » puissent avoir les moyens de « réussir » dans le futur ? Et ce en dépit du fait que l’histoire démontre qu’ils n’ont jamais été capables d’atteindre quelque « réussite » que ce soit, ni selon leurs propres standards, ni selon les vôtres !

Avez-vous remarqué qu’à aucun moment au cours de mon argumentation je n’ai mentionné que jamais les USA n’ont demandé aux peuples (et pas aux élites de compradores) s’ils avaient envie ou non d’être sauvés par l’Oncle Sam ? Ils n’ont jamais demandé non plus au peuple américain s’il avait envie d’entrer en guerre, ce qui explique tous les attentats sous faux drapeau depuis le « souvenez-vous du Maine » et le torpillage du Lusitania, à Pearl Harbour, jusqu’à l’ « incident du Golfe du Tonkin » et au 11 septembre : en chaque circonstance il a fallu fabriquer un mensonge pour persuader le peuple américain qu’il lui fallait entrer en guerre. Est-ce que tout ceci est la volonté populaire ? Est-ce cela la démocratie ?!

Est-ce qu’il y a des gens quelque part là-bas, qui que ce soit, qui soient vraiment partisans des interventions militaires US ? Oui, je suppose que cela existe. Comme les Albanais du Kosovo. Je me doute que les Hazara et Tadjiks afghans étaient ravis de voir les États-Unis bombarder les Talibans à mort. Il doit exister quelques exemples de ce type. D’ailleurs j’ai failli oublier nos amis baltes et ukrainiens (remarquez, ils étaient déjà tellement heureux quand les nazis sont arrivés que ce n’est peut-être pas un très bon exemple). Mais on peut affirmer sans craindre de se tromper que personne ne souhaite être libéré par l’Oncle Sam, d’où le slogan bien connu mondialement « Yankee go home ! »

Cette lettre est déjà bien trop longue, et j’omettrai la liste des raisons diverses qui font que les États-Unis sont généralement haïs sur toute la planète, par les peuples bien sûr, pas par les élites dirigeantes. Et quand je dis « États-Unis » je ne parle pas de Paul Newman, Mark Twain, Miles Davis, Quentin Tarantino, James Taylor, ni de la Déclaration des Droits ou de ce territoire magnifique nommé « États-Unis », mais du régime, à distinguer de toute administration ou de tout gouvernement spécifique, ce régime est ce qui est en réalité universellement haï. Je n’ai jamais vu de manifestation d’anti-américanisme où que ce soit, pas même en France, en Grèce ou en Amérique latine. Mais de nos jours la haine de l’Empire est quasiment universelle. Seules les élites politiques dont le statut, la puissance et le confort dépendent de l’Empire le soutiennent et collaborent à ses combats. Aujourd’hui les positions des États-Unis sont méprisées par tous les autres. Et chaque intervention militaire ne fait qu’empirer les choses.

Et vous voulez la certitude que tout ceci va continuer ? Vraiment ?

En ce moment même, les USA tentent désespérément de sauver al-Qaïda (alias EI, ISIS, Daesh, al-Nusra, etc.) d’une défaite en Syrie. Que pensez-vous de cette attitude morale après le 11 septembre ? (C’est-à-dire dans le cas où vous avez admis la version officielle, car si vous avez compris que le 11 septembre était en fait une démolition contrôlée et que l’on a utilisé al-Qaïda comme pigeon et écran de fumée, ça fait plus de sens, en fait)

D’ailleurs – qui sont ces alliés que les États-Unis sont frénétiquement occupés à aider aujourd’hui ?

  • Le régime wahhabite d’Arabie saoudite,
  • Le régime nazi en Ukraine,
  • Le dernier régime officiellement raciste sur terre en Israël.

Avez-vous l’impression que ce genre d’allié mérite d’être aidé ?

Et qu’est ce que le peuple américain retire de tout ceci ? Rien d’autre que pauvreté, oppression, honte, haine, peur, et d’incalculables souffrances physiques, psychologiques et morales.

Tels sont les fruits de l’Empire. Tout Empire. Toujours.

Vous avez signalé que chaque fois que vous croisez un vétéran, vous le remerciez pour ce qu’il a fait. Pourquoi ? Vous croyez vraiment qu’il a combattu dans une guerre juste, que son service est quelque chose dont il peut être fier ? S’est-il battu pour son peuple ? A-t-il défendu des innocents ? Ou bien était-il un occupant en terre étrangère, et s’il a connu les combats n’a-t-il pas tué des gens qui défendaient leur terre, leur famille, leur mode de vie ? Pour quoi exactement remerciez-vous ce vétéran ? Pour avoir exécuté des ordres ? Ceci n’est-il pas quelque chose que le procès de Nuremberg a spécifiquement condamné comme étant immoral et illégal ?

Vous souvenez-vous que vous m’avez raconté que tel chef de famille membre des Marines vivait dans une jolie maison, tous besoins matériels pris en charge ? Vous avez rajouté « compare ça avec les militaires russes ». Eh bien manifestement vous n’êtes pas bien renseignés sur la façon dont vivent les militaires russes de nos jours sous la gouvernance de ce Poutine que vous haïssez, mais ceci n’a pas d’importance. La question que je voulais vous poser à ce moment, et que je pose ici, est : le bon niveau de vie assuré aux Marines US est-il une motivation suffisamment valable pour en être un ? – ce qui signifie appartenir à la première force appelée à assassiner des innocents et à envahir des pays ? Savez-vous seulement ce qu’on fait les Marines à Fallujah il n’y a pas si longtemps ? Quel est le prix d’une âme humaine ? Êtes-vous réellement convaincus qu’être un tueur à gages aux ordres de l’Empire est une façon de vivre honorable ? Et si vous pensez que j’exagère, veuillez donc lire le célèbre ouvrage « La guerre est une escroquerie » par le brigadier général des Marines Smedley Butler, qui a atteint le rang le plus élevé accessible à un Marine à cette époque, et fut le Marine le plus décoré de l’Histoire. Si la guerre est une escroquerie, cela ne fait-il pas des Marines des escrocs professionnels, des voyous à la solde des truands au pouvoir qui les utilisent comme hommes de main ? Demandez-vous ceci : quel serait l’équivalent des Marines en Allemagne nazie ou en Russie soviétique ? Pour vous aider à répondre à cette question je vous propose une brève citation de Wikipédia au sujet du Corps des Marines (les caractères en gras ont été ajoutés).

« Le Corps des Marines a été fondé pour servir à bord des vaisseaux de la Marine en tant qu’unité d’infanterie responsable de la sécurité du vaisseau et de son équipage lors de la conduite d’opérations offensives ou défensives et pour protéger les officiers du vaisseau en cas de mutinerie ; à cette fin, leurs quartiers à bord du vaisseau sont souvent stratégiquement situés entre les quartiers des officiers et le reste de l’équipage. »

Cela vous aide-t-il à identifier leurs homologues nazis ou soviétiques ?

Parmi tous les peuples, est-ce que ce n’est pas à nous, juifs ou russes, qu’il revient de reconnaître les pièges de l’Empire et de les rejeter catégoriquement, ainsi que toutes les rationalisations employées pour justifier une obéissance servile à l’Empire ?

Je crois que l’Histoire nous démontre sans l’ombre d’un doute que tous les empires sont malveillants, fondamentalement et essentiellement malveillants. Par conséquent ils sont aussi égaux dans la malveillance. Vous expliquerai-je pourquoi ?

Savez-vous quel crime est considéré comme le pire, le plus grave, le plus démoniaque selon la loi internationale ? Ce n’est ni le génocide, ni le crime de guerre. Non, le crime ultime est le crime d’agression (ce qui, en passant, fait de chaque président US un criminel de guerre selon le droit international, pensez-y !). Selon les mots de Robert H. Jackson, procureur principal au Tribunal de Nuremberg, le crime d’agression est le crime ultime car « il renferme le mal accumulé » de tous les autres crimes de guerre. Bien, pour paraphraser Jackson, l’impérialisme contient le mal accumulé de tous les empires. Guantánamo, Hiroshima, Fallujah, Abu Ghraib, Gladio et tous les autres font tous partie du même lot, ils ne constituent pas des exceptions, ils sont la norme.

La meilleure chose qui pourrait arriver à ce pays et à son peuple, c’est l’écroulement de cet Empire. Le soutien à cet Empire, même tacite et passif, de la part de gens comme vous, ne fait que retarder cette éventualité et permet à cette abomination de générer plus de souffrances et de misère pour des millions de personnes innocentes, y compris pour des millions de vos compatriotes américains. Actuellement cet Empire menace aussi mon pays, la Russie, d’une guerre, peut-être même d’une guerre nucléaire, et ceci signifie également une menace pour l’humanité toute entière. Que l’Empire US soit le pire de l’Histoire ou non reste à débattre, le fait qu’il soit de loin le plus dangereux est indiscutable. Cela n’est il pas pour vous une raison suffisante pour dire « maintenant ça suffit ! » ? Que faudra-t-il donc pour que vous changiez de bord et que vous rejoigniez le reste de l’humanité dans ce qui est devenu un combat pour la survie de notre espèce ? Faudra-t-il un hiver nucléaire pour que vous ouvriez les yeux sur la véritable nature de l’Empire que vous continuez à soutenir en dépit de toutes les évidences ?

The Saker

Traduit par Abdelnour, vérifié par Wayan, relu par Catherine pour le Saker francophone

 

La guerre USA-Corée du Nord sur le point d’éclater!

La guerre USA-Corée du Nord sur le point d’éclater

Publié par wikistrike.com sur 29 Septembre 2017, 07:43am

Catégories : #Politique internationale

La guerre USA-Corée du Nord sur le point d’éclater

Un conflit armé entre la Corée du Nord et les États-Unis est maintenant une possibilité bien «réelle». De nombreuses personnes y trouveraient la mort ou seraient blessées, a déclaré RUSI, un think tank influent spécialisé dans la défense et la sécurité au Royaume-Uni.

Une guerre dévastatrice déclenchée par une des deux puissances nucléaires, que sont les États-Unis et la Corée du Nord, pourrait commencer d’une minute à l’autre, prévient le Royal United Services Institute (RUSI) dans un rapport auquel The Independent se réfère.

«La guerre est maintenant une possibilité réelle. Tenant compte du progrès rapide de la Corée du Nord en matière de programmes de missiles et nucléaire, le temps n’est pas du côté de la diplomatie», indique le rapport.

Selon des experts, la Corée du Nord effectuerait une invasion à grande échelle, et la guerre ne serait «ni chirurgicale, ni courte».

En prévision de l’attaque par l’un des deux pays, le Royaume-Uni n’aurait à sa disposition que quelques heures «tout au plus» pour décider de quelle manière réagir.
Comme le signale Malcolm Chalmers, l’auteur du rapport, Donald Trump est le plus susceptible de déclencher la guerre. 

Pyongyang a récemment déclaré avoir achevé les préparatifs d’une frappe contre l’île de Guam, située dans l’océan Pacifique, qui abrite la base aérienne américaine d’Andersen et la base navale Apra Harbor.

Les autorités américaines ont, quant à elles, répondu par une démonstration de force. Des bombardiers US ont survolé une partie de la côte orientale de la Corée du Nord pour montrer que Washington dispose «de nombreuses options militaires», a annoncé samedi le Pentagone.

 

Attentat Las Vegas, au moins 50 morts, 400 blessés !

Las Vegas: 50 morts au moins, 400 blessés. Daesh revendique

Publié par wikistrike.com sur 2 Octobre 2017, 07:50am

Catégories : #Social – Société

Las Vegas: 50 morts au moins, 400 blessés. Daesh revendique
Las Vegas: 50 morts au moins, 400 blessés. Daesh revendique
Las Vegas: 50 morts au moins, 400 blessés. Daesh revendique
Las Vegas: 50 morts au moins, 400 blessés. Daesh revendique

50 morts et plus de 400 blessés. Suspect abattu

Daesh revendique l’attentat de Las Vegas. L’homme s’était récemment converti

 

Une fusillade a éclaté près d’un casino à Las Vegas. L’agence Reuters fait état d’au moins 20 blessés.

Des personnes présentes à l’intérieur de l’hôtel casino Mandalay Bay ont signalé sur les réseaux sociaux qu’une fusillade était en train de se produire.

L’attaquant aurait tiré depuis le balcon de l’hôtel Mandalay Bay Hotel, visant les spectateurs d’un festival musical qui avait lieu à proximité. Il semble y avoir de nombreuses victimes.
L’AP rapporte que plusieurs blessés ont été conduits à l’hôpital.

«Nous enquêtons sur des rapports faisant état d’un tireur près/autour de Mandalay Bay Casino», a déclaré la police de Las Vegas sur Twitter.

La police a demandé aux citoyens de s’éloigner de la zone de la fusillade pour des raisons de sécurité.Voici une vidéo du moment exact où le tireur a ouvert le feu en plein concert:

 

Source

Comment la théorie du complot couvre les crimes occidentaux!

Comment la théorie du complot couvre les crimes occidentaux


Par Nicolas Bonnal − Le 27 septembre 2017 − Source nicolasbonnal.wordpress.com

Résultats de recherche d'images pour « images théorie de la conspiration »

On connaît Ron Unz, prestigieux polymathe américain, et son tempétueux site savant et antisystème. Il s’interrogeait récemment sur la théorie de la conspiration, et voici ce qu’il écrit à propos du fameux alunissage de 1969 :

« Il y a un ou deux ans, j’ai vu le très intéressant film de science-fiction Interstellar, et bien que l’intrigue ne fût pas terrible, une première scène s’avérait quand même amusante. Pour diverses raisons, un gouvernement américain du futur a prétendu que nos débarquements lunaires de la fin des années 1960 avaient en fait été montés de toutes pièces, une manipulation visant à gagner la guerre froide. Cette inversion de la réalité historique a été acceptée comme une vérité par presque tout le monde, et quelques personnes qui affirmaient que Neil Armstrong avait vraiment mis les pieds sur la Lune étaient universellement ridiculisées comme des ‘théoriciens du complot un peu dingues’. Cela me paraît une représentation réaliste de la nature humaine. »

La conspiration est partout, mais c’est aux médias et aux experts (sacrés experts…) de décréter quelle analyse sera considérée vraie, quelle autre sera baptisée théorie de la conspiration :

« Autrement dit, il existe de bonnes ‘théories du complot’ et de mauvaises ‘théories du complot’, les premières étant celles promues par les experts des émissions de télévision traditionnelles et n’étant donc jamais définies comme telles. Je plaisante parfois avec des gens sur l’hypothèse que si la propriété et le contrôle de nos stations de télévision et d’autres grands médias changeaient soudainement, le nouveau régime d’information ne nécessiterait que quelques semaines d’efforts concertés pour que le crédule public américain change complètement d’avis sur toutes nos ‘théories du complot’ les plus célèbres. »

L’abrutissement médiatique (affirmation/répétition) disait Gustave Le Bon dans sa psycho de la foule) garantit la version-système de la réalité. Rappelons  que Murray Rothbard a écrit la même chose pour l’histoire. « La version officielle-étatique triomphe dans les programmes scolaires », et le reste est jeté à la poubelle, « estampillé théorie de la conspiration » :

« En conséquence, au moment où nous attaquions l’Irak en 2003, les sondages  révélaient que 70% des citoyens américains croyaient que Saddam était personnellement impliqué dans la destruction de notre World Trade Center. À cette date, je ne doute pas que de nombreux millions d’Américains, patriotes mais faiblement informés, auraient dénoncé et vilipendé avec colère comme un ‘théoricien du complot un peu dingue’, quiconque aurait la témérité de suggérer que Saddam n’était pas impliqué dans le 11 septembre. »

Ron Unz rappelle que la CIA a inventé dans les années soixante l’expression pour déconsidérer les mécontents de l’explication officielle :

« Une importante divulgation de la FOIA, révélait que la CIA était très probablement responsable de l’introduction généralisée de la ‘théorie du complot’… en tant que moyen de contrôle des dégâts, la CIA a distribué un mémo secret à tous ses bureaux extérieurs, leur demandant qu’ils envoient des messages aux médias pour ridiculiser et attaquer les critiques et les faire passer pour des partisans irrationnels de ‘la théorie du complot’. »

Découvrez le regretté Ulfkotte, « mort mystérieusement » et son livre sur la CIA et la presse allemande, encore disponible (en allemand) sur archive.org.

Unz rappelle que le grand historien Charles Beard, taxé de révisionniste et de pacifiste, a été évacué, et remplacé par deux experts européens, Strauss et l’inévitable Popper − qui plagia Henri Bergson :

« À l’époque de la Seconde Guerre mondiale, un changement important dans la théorie politique a entraîné une énorme baisse de respectabilité de toute explication 4complotiste4 des événements historiques. Pendant des décennies avant ce conflit, l’un de nos savants et intellectuels publics les plus importants avait été l’historien Charles Beard, dont les écrits influents avaient fortement mis l’accent sur le rôle néfaste de diverses conspirations menées par l’élite dans l’élaboration de la politique américaine, au profit de quelques-uns et aux dépens du plus grand nombre, avec des exemples allant de l’histoire des États-Unis la plus ancienne  jusqu’à l’entrée de la nation dans la Première Guerre mondiale. »

Or Beard ne convenait pas aux élites surtout après 1941 :

« Cependant, Beard fut un adversaire important de l’entrée américaine dans la Seconde Guerre mondiale et a donc été marginalisé dans les années qui ont suivi, jusqu’à sa mort en 1948. De nombreux jeunes intellectuels publics d’une tendance similaire ont également subi le même sort, ont été discriminés et se sont vus refuser tout accès aux médias traditionnels. »

Extension du popperisme… On fit donc entrer en lice ces deux loups garous, sortis d’un roman d’espionnage, qui allaient inspirer néocons et lobbies LGBT :

« Parallèlement, les perspectives totalement opposées de deux philosophes politiques européens, Karl Popper et Leo Strauss, progressaient dans les milieux intellectuels américains et leurs idées sont devenues dominantes dans la vie publique. »

Karl Popper, qui a insulté toute sa vie la philosophie européenne, Platon, Hegel, Heidegger (ça, un prof de philo ? Il n’avait qu’à lire Kojève s’il ne comprenait pas Hegel), a créé les conditions intellectuelles de la diabolisation-système :

« Popper, le plus influent, a présenté des objections larges et très théoriques à la possibilité même que des conspirations de haut niveau puissent exister, affirmant qu’elles seraient difficiles à mettre en œuvre compte tenu de la faillibilité des agents humains ; ce qui pourrait apparaître comme une conspiration serait en réalite du à des acteurs individuels poursuivant leurs objectifs personnels. Plus important encore, il considérait les ‘croyances complotistes’ comme une maladie sociale extrêmement dangereuse, facteur majeur de la montée du nazisme et d’autres idéologies totalitaires mortelles. »

La subtile Reductio ad Hitlerum ….

Puis Ron Unz établit un intelligent distinguo entre les attitudes des deux prestigieux « intellectuels » de la postmodernité élitiste et conquérante :

« Strauss, une figure fondatrice de la pensée néo-conservatrice moderne, était tout aussi sévère dans ses attaques contre l’analyse complotiste, mais pour des raisons opposées. Dans son esprit, les conspirations menées par l’élite étaient absolument nécessaires et bénéfiques, une défense sociale cruciale contre l’anarchie ou le totalitarisme, mais leur efficacité dépendait évidemment du fait que les regards indiscrets des masses ignorantes ne s’y fixent pas. »

Strauss est moins sot que Popper. Donc ;

« Son principal problème avec les ‘théories du complot’ n’était pas qu’elles étaient toujours fausses mais qu’elles pouvaient souvent être vraies et, par conséquent, leur propagation était potentiellement perturbatrice pour le bon fonctionnement de la société. Donc, par légitime défense, les élites ont besoin de supprimer activement ou, au moins, de géner les recherches non autorisées sur les conspirations présumées. »

Unz rappelle la nuisance des deux compères :

« Popper est probablement l’un des fondateurs de la pensée libérale moderne, avec un individu aussi influent politiquement que le financier libéral de gauche George Soros qui prétend être son disciple intellectuel. Les penseurs néo-conservateurs qui ont dominé totalement le Parti républicain et le mouvement conservateur au cours des dernières décennies empruntent aussi souvent leurs idées à Strauss. »

C’était la fin intellectuelle de Beard :

« Ainsi, grâce à un mélange de pensée poppérienne et straussienne, la tendance américaine traditionnelle à considérer les conspirations menées par l’élite comme un aspect réel mais néfaste de notre société a été progressivement stigmatisée comme étant paranoïaque ou politiquement dangereuse, posant les conditions pour son exclusion du discours conventionnel. »

Unz évoque ensuite le rôle sinistre de Richard Hofstader, sorte de BHL des années soixante :

« En 1964, cette révolution intellectuelle était en grande partie achevée, comme en témoigne la réaction extrêmement positive à l’article célèbre du politologue Richard Hofstadter qui critiquait le soi-disant ‘style paranoïaque’ dans la politique américaine, qu’il dénoncait comme la cause sous-jacente de cette grande croyance populaire en des théories complotistes peu plausibles. »

Ron Unz (qui fut candidat au poste de gouverneur dans les années 90) rappelle que de toute manière tout est lié au contrôle des médias-système :

« Mes vues ont été façonnées par les récits médiatiques plutôt conventionnels que j’ai absorbés. Par conséquent, pour presque toute ma vie, j’ai automatiquement rejeté toutes les ‘théories du complot’, les trouvant ridicules et trop éloignées de toute réalité. »

Il ajoute :

« Un contrôle substantiel des médias est presque toujours une condition préalable absolue à toute conspiration. Donc, pour évaluer la plausibilité d’une conspiration, la première question à se poser est de savoir qui contrôle les médias. »

Marchands d’armes, banques, gouvernement…

Il revient à la paranoïa antirusse de notre époque débile :

« Au contraire, la probabilité d’une conspiration russe à grande échelle se déroulant dans la zone opérationnelle de ces organes médiatiques est pratiquement nulle. En effet, nous sommes constamment bombardés d’histoires de présumées conspirations russes qui semblent être des ‘faux positifs’, des allégations terribles mais reposant visiblement sur peu de base factuelle ou étant même totalement ridicules. Alors même que le pire genre de conspiration antirusse se déroule ouvertement sans déclencher le moindre commentaire ou enquête médiatique importante. »

Oui, il n’y a pas de conspiration russe, mais antirusse, qui servira à déclencher comme en 1939 une énième, peut-être finale, guerre en Europe !

Notes

Je redonne un extrait de ma bibliographie libertarienne (Mises.org) :

  • Murray Rothbard, « Le manifeste libertarien ». Ses pages sur l’histoire diplomatique sont extraordinaires de culot, de bon sens et d’autorité. Il exonère Staline pour la Guerre Froide, comme Ralph Raico d’ailleurs ! On peut lire aussi son livre sulfureux sur « Wall Street et les banques ». Enfin, bien sûr, Rothbard irrépressible, où il défend sa conception de la culture et du cinéma, qui est la mienne ; et le film de Corneau Tous les matins du monde.
  • Ralph Raico, « Les grands leaders et les grandes guerres ». Ces grands leaders sont tous des catastrophes car pour devenir un grand président, il faut la guerre, civile ou mondiale. Le benêt Wilson, Lincoln, Roosevelt, etc. sont restés dans les mémoires grâces à leur horreurs.
  • John Denson, « Les reconsidérations sur la présidence ». Livre collectif et splendide sur la montée du totalitarisme américain. Belle contribution de l’universitaire Michael Levin, sur le président comme ingénieur social, saboteur des études et des armées.
  • « Les coûts de la guerre, essai sur les victoires pyrrhiques de l’Amérique ».  Merveilleux ouvrage collectif. Edité encore par John Denson.
  • « La Guerre perpétuelle pour une paix perpétuelle » par Harry Elmer Barnes. J’ai évoqué Frédéric Sanford sur la manière dont Roosevelt empêcha un règlement européen et anti-hitlérien à Munich.
  • « Thomas Di Lorenzo. Lincoln », qui montre ce que tous les lecteurs de mémorialistes savaient : Lincoln détraqué, homme du business et des tarifs douaniers, fanatique étatique de la loi, et qui prépara sur les cendres du vieux sud le désordre nouveau américain.

Nicolas Bonnal

Les grands auteurs et la théorie de la conspiration Chroniques sur la Fin de l'Histoire LA CULTURE COMME ARME DE DESTRUCTION MASSIVE Machiavel et les armes de migration massive: Chroniques apocalyptiques

 

 

Les choses pourraient devenir très dangereuses, très rapidement et très bientôt en Syrie !

Une escalade très dangereuse en Syrie


Saker US
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Par le Saker – Le 25 septembre 2017 – Source The Saker

Maintenant, beaucoup d’entre vous sont au courantde la nouvelle : un lieutenant-général russe, Valery Asapov, et deux colonels ont été tués dans ce qui semble être une attaque de mortier très précisément ciblée. Exactement comme dans le cas de l’unité de police militaire russe attaquée près de Deir ez-Zor, les Russes accusent les Américains d’être derrière cette attaque. Pour aggraver encore les choses, les Russes accusent maintenant officiellement les Américains de collaborer activement avec ISIS :

Des unités des forces spéciales américaines permettent à des unités des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis d’avancer sans problème à travers les formations d’ISIS. Sans résistance des combattants d’ISIS, les unités des FDS avancent le long de la rive gauche de l’Euphrate vers Deir ez-Zor. Les photographies aériennes prises entre le 8 et le 12 septembre au-dessus des sites d’ISIS ont enregistré un grand nombre de véhicules américains Hammer utilisés par les Forces spéciales étasuniennes. Les clichés montrent clairement les unités de ces forces spéciales basées dans des places fortes équipées par des terroristes d’ISIS. Pourtant il n’y a aucune preuve d’attaque, de bataille ou de frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis pour en chasser les combattants. Bien que des positions américaines aient été localisées dans les zones d’ISIS, aucune patrouille de contrôle n’a été ordonnée. Cela suggère que les troupes US se sentent en sécurité dans les régions contrôlées par les terroristes.

Voici les cartes et les photos aériennes fournies par les Russes

 

Ce que tout cela semble indiquer, c’est que le Pentagone a apparemment décidé d’attaquer directement les forces russes, quoique de manière non officielle. De son point de vue, c’est (presque) sensé.

Premièrement, il est on ne peut plus clair que les « bons terroristes » et les « mauvais terroristes » ont perdu la guerre civile en Syrie. Autrement dit, les États-Unis ont été vaincus, la Syrie, la Russie, l’Iran et le Hezbollah ont gagné et les Israéliens sont en train de flipper.

Deuxièmement, le plan américain d’utiliser les Kurdes comme fantassins/chair à canon a échoué. Les Kurdes sont à l’évidence trop intelligents pour se laisser entraîner dans une proposition aussi mauvaise.

Troisièmement, l’option américaine d’un plan B, la partition de la Syrie, est aujourd’hui directement menacée par les succès militaires syriens.

Et enfin, les Américains sont maintenant profondément humiliés et furieux de la réussite russe en Syrie.

Lieutenant-général Valery Asapov

Par conséquent, ils ont donc pris la décision de cibler directement le personnel militaire russe et ils utilisent leurs importantes capacités de reconnaissance combinées avec leurs forces spéciales sur le terrain, qui travaillent main dans la main avec les « bons » et les « mauvais » terroristes, pour viser et attaquer le personnel militaire russe.

Ce n’est pas la première fois, d’ailleurs. Il y a d’assez bonnes preuves qu’un hôpital russe près d’Alep a été visé par des moyens dont ne dispose par la succursale locale de Daech. Cette fois, cependant, les Américains ne cherchent même pas à le cacher. Le message semble être le grand classique favori des Américains, « watcha gonna do about it ? »  (Qu’est ce tu fais de ça ?)

Les Russes pourraient faire beaucoup de choses à ce propos, en fait. J’ai écrit à ce sujet dans mon article intitulé L’utilité du déni plausible contre un adversaire systématiquement menteur. Si les gens du CENTCOM croient vraiment que leurs généraux sont tous en sécurité et hors d’atteinte, ils se trompent gravement. Contrairement aux Russes et, encore plus aux Iraniens, la plupart des généraux américains détestent prendre des risques et sont difficiles à faire venir en Syrie. Mais qui a dit que la Russie devrait exercer des représailles en Syrie ? Ou, en l’occurrence, que la Russie devrait recourir à des forces russes pour se venger ? Oui, la Russie a des unités spéciales formées à l’assassinat de cibles de grande valeur dans des pays hostiles, mais cela ne signifie pas du tout qu’elle pourrait décider de les utiliser. Des accident peuvent se produire partout et les routes sont notoirement dangereuses au Moyen-Orient. Pourquoi est-ce que je mentionne cela ? Pour illustrer le fait que la Russie a des choix autres que d’entrer ouvertement en guerre.

Bien sûr, les Russes pourraient simplement lancer une volée de missiles de croisière Kalibr sur toutes les positions d’ISIS montrées dans les photos ci-dessus et ensuite dire : « Oups, vous aviez des gens embarqués avec ces types d’al-Qaïda ? Vraiment ? Nous ne le savions pas, pas du tout. » La Syrie a elle aussi un arsenal de missiles balistiques tactiques assez solide. Les Syriens pourraient frapper par erreur une de ces positions ISIS+US et exprimer leur consternation devant la présence de personnel militaire américain au milieu des terroristes. Il y a aussi le Hezbollah qui, par le passé, s’est même emparé de soldats israéliens dans des raids par dessus la frontière et qui pourrait décider de capturer lui-même quelques types des forces spéciales US. Et n’oublions pas les Iraniens qui n’ont pas eu une telle occasion en or de mettre la main sur du personnel militaire américain depuis de nombreuses années.

Les trois faiblesses principales du dispositif de forces américaines en Syrie sont : tout d’abord leurs propres forces en Syrie sont trop petites pour faire une différence, mais assez importantes pour être une cible intéressante et, ensuite que toutes les « bottes sur le terrain » qui comptent sont contre elles (les Syriens, l’Iran, la Turquie, le Hezbollah et les Russes). Enfin, les deux seuls réels alliés des États-Unis dans la région ont trop peur de mettre des soldats sur le terrain : Israël et les Saoudiens.

Le résultat est que si les Américains pensent que les Russes et leurs alliés n’ont pas d’autres options, ils sont profondément dans l’erreur. Ils devraient aussi prendre en compte les conséquences d’avoir des Forces spéciales qui opèrent sur des positions avancées. Les Syriens réduisent rapidement la distance et cela pourrait ne pas être le meilleur moment pour chasser le personnel militaire russe.

Jusqu’à maintenant, les Russes se sont limités uniquement à des protestations et des manifestations de dégoût. À l’évidence, ce n’a pas été une stratégie efficace. Apparemment, les Russes ne comprennent pas que très peu de gens s’en soucient et que plus ils se plaignent, moins leurs avertissements sont pris au sérieux. Cette approche ne peut pas durer et les Russes « devront faire quelque chose », pour reprendre l’expression américaine.

Les choses pourraient devenir très dangereuses, très rapidement et très bientôt.

The Saker

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone