La vérité est ailleurs

Le chaos du monde ne naît pas de l'âme des peuples, des races ou des religions, mais de l'insatiable appétit des puissants. Les humbles veillent!

Violences & maltraitances

Ce fada de CASTANER rend hommage aux policiers qui ont « pris le maquis et ont FAIT LE CHOIX DE LA RÉSISTANCE « ! Hallucinant ! Excellente vidéo de l’historien Julien Thery, tout est dit et bien dit!

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Rapport de situation sur le mouvement Gilet Jaune. Acte XXII et XXIII. Terrifiant! Les magouilles du couple gouvernement/médias et les dons oligarchiques pour notre dame, là encore ils nous niquent!

Rapport de situation sur le mouvement Gilet Jaune. Acte XXII et XXIII.

Par Le Saker Francophone − Le 23 avril 2019

Acte 23PARIS, ACTE XXIII

À 16h, les Gilets jaunes étaient environ 90 000 partout en France pour cet acte 23 selon l’estimation du syndicat France Police – Policiers en colère. 101 125 suivant le Nombre Jaune.

Des milliers de policiers sont déployés aujourd’hui à Paris pour anéantir la mobilisation des Gilets Jaunes. Des dizaines de voltigeurs [policiers armés à motos] patrouillent. Des brigades de policiers en civil chargent sans cesse.

Plus de 17 000 contrôles préventifs sont annoncés par les autorités. Près de 200 arrestations. Les canons à eau propulsent un liquide bleu sur la foule. Probablement les « marqueurs chimiques » annoncés par le gouvernement.

Une nasse est en cours sur la Place de la République, ponctuée par des charges d’une violence extrême. Haickel Laouini a eu le nez fracturé par un coup de matraque, Jerome Rodrigues  a été projeté au sol, assailli de plusieurs coups de matraque !!

Voici un témoignage de la tactique policière utilisée à Paris :

« J’étais à République hier. Il y avait environ 8 000 personnes : des jeunes, des vieux, des handicapés, des mères de famille, et allez 10 blacks blocks … Sur la place tout était calme. Beaucoup étaient assis au soleil, buvant de l’eau, mangeant un sandwich (il y avait des stands de merguez). Certes il y a eu durant 5 minutes le saccage d’une enseigne de sport. Soyons francs c’était une dizaine de petits gars de banlieue qui profitaient de la situation. Et non des Gilets Jaunes ou des Blacks Blocks. La grande majorité des manifestants, absolument pacifistes, monsieur et madame tout le monde, voulaient quitter la place et rentrer chez eux. Toutes les issues de la place étaient bloquées par des cordons et camions de CRS. Impossible de sortir, nulle part. D’autres CRS, gendarmes et policiers (notamment de la BAC) ont commencés à lancer des lacrymogènes puis à charger soit disant pour disperser la manifestation… Mais il n’ y avait pas d’issues !!! Nous étions parqués comme des lapins, obligés de subir les gaz, les charges, les tirs de LBD, les grenades de désencerclement…Et ceci durant 3 heures (de 15h30 à 18h30). Pendant ces 3 heures les manifestants à 99% totalement pacifistes (je le redis c’est vraiment monsieur et madame tout de le monde, de tous âges) ont subis le harcèlement des forces de l’ordre, sans raison…Il y a eu en tout et pour tout 2 poubelles incendiées, rien de plus…Les seules personnes qui pouvaient quitter la place l’ont fait sur des civières… Et j’en ai vu une petite dizaine. Il y avait beaucoup de sang… Et je n’ai pas vu tous les blessés évacués, la place est grande… j’ai fini par demander à un CRS, pourquoi ils nous gazaient et en même temps nous empêchaient de sortir de la place … il m’a répondu qu’ils avaient l’ordre de nous empêcher de partir jusqu’à 18h »

Témoignage d’un Street Medic : « Je viens de soigner un journaliste anglais  blessé par un éclat de grenade à l’œil. Jeté intentionnellement à ses pieds … Et encore bravo aux CRS de nous avoir retiré toutes nos protections ainsi qu’une partie du matériel de soins ».

Les journalistes sont toujours dans la ligne de mire. Le Parisien, qui fait pourtant partie des médias grand public, en parle. « La presse particulièrement visée par les forces de l’ordre. Nombreux photographes, cameramen, techniciens parfaitement identifiables pris pour cible en dehors de tout cadre déontologique. Nombreux blessés », a pour sa part dénoncé l’agence Line Press dont l’un des collaborateurs, le journaliste free-lance Clément Lanot, a également raconté sur Twitter avoir été « visé par un (tir de) LBD alors que je suis identifié presse (brassard, carte, caméra). Tout va bien, merci les protections ». Deux journalistes indépendants arrêtés, Alexis Kraland de Street Politics suivi de près par Gaspard Glanz de Taranis News. Voici la vidéo témoin de l’arrestation de Gaspard Glanz.

Humiliation d’un Gj par la police. Toutes les techniques sont bonnes pour empêcher de filmer les actes des policiers.

Ceux qui sèment le vent s’étonnent de récolter une tempête. Un petit groupe de Gj scande « suicidez-vous » aux policiers qui les harcèlent depuis 6 mois. Récupération immédiate par la classe politico/médiatique qui trouve cela « abject ». Aussi abject que les centaines de manifestants mutilés par ces mêmes policiers ? Sûrement pas mais, pris de panique, cette classe politico/médiatique a perdu tout sens de la mesure.

Toulouse, Acte XXII

Pour l’Acte XXII, c’est Toulouse qui a été déclarée « capitale » des Gj, avec une estimation de plus de 20 000 manifestants. Il y règnera d’ailleurs une « ambiance de guerre » tant le nombre de lacrymogènes utilisées par la police fut élevé. La préfecture de Haute-Garonne dénombrera 14 blessés « en urgence relative », dont « un représentant des forces de l’ordre », 11 manifestants et deux passants. 37 personnes ont été interpellées. Une remorque de chantier puis plus tard une camionnette et un scooter ont été incendiés, tandis qu’une moto de police, du mobilier urbain et des vitres ont été dégradés. Des journalistes encore frappés.

Un rapport épingle « l’usage immodéré et disproportionné de la force publique » à Toulouse.

Le gouvernement annonce 31 000 participants dans tout le pays, chiffre nettement dépassé par ceux du syndicat Policiers en colère (90 000 Gilets jaunes) et par Le nombre Jaune qui a recensé 80 504 manifestants.

Selon le syndicat France-Policiers en colère « Les violences à Toulouse démontrent l’inefficacité totale de la fameuse loi anticasseurs. Il s’agit bien de poudre de perlimpinpin destinée à faire croire aux Français que cet exécutif est ferme sur les questions de sécurité alors que l’État a été chassé des banlieues par la racaille. Lors de l’affaire ‘Ange Dibenesha’, le Showbiz est immédiatement monté au créneau pour dénoncer de prétendues violences policières. Étonnamment, ces bobos bien-pensants ignorent les milliers de policiers et de manifestants blessés dans le cadre des Gilets jaunes à cause de la Macronie, sourde et aveugle aux revendications du peuple de France. » Car ce nouvel acte de la mobilisation est la première manifestation sur fond de la nouvelle loi anticasseurs promulguée par Emmanuel Macron et publiée au Journal officiel le 11 avril. Selon le texte, la dissimulation volontaire du visage est considérée comme un délit et est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

Un couple de personnes âgées se fait tabasser. Un gamin se fait arrêter. Des groupes entiers nassés et gazés à mort. On constate les violences habituelles de la part de policiers qui ne portent toujours pas leur matricule et refusent de le donner quand on leur demande. Ce qui est illégal.

Pour l’Acte XXIV, le 27 avril, c’est à Strasbourg qu’est donné le rendez-vous, avec un appel aux Gj du monde entier à rejoindre les Français.

Les violences gouvernementales

Un collectif de 51 associations, dont la Ligue des droits de l’homme (LDH), Amnesty international, SOS Racisme, Greenpeace et le Syndicat de la magistrature ont demandé l’abrogation de la loi anticasseurs. Ce collectif appelle aussi à manifester samedi 13 avril. Leur cortège sera rejoint par celui des Gj.

Les Gj blessés et passant par l’hôpital y sont fichés. C’est confirmé ce mercredi 17 avril par le Canard Enchainé, document à l’appui. Malgré ce fichier secret, qui permet au gouvernement d’avoir une liste très précise des personnes admises pour des violences policières, les ministres ont juré, main sur le cœur, qu’ils ne connaissent pas le nombre de personnes blessées par leurs forces de l’ordre. Le mensonge le plus éhonté s’additionne au scandale d’État le plus ignoble.

Interdit comme arme de guerre, mais pas pour ses usages « civils », le gaz lacrymogène est d’autant plus dangereux qu’il est utilisé de manière irresponsable. Notamment en France, pays exportateur de ce produit et de son savoir-faire répressif.

« La France en colère – Carte des rassemblements », l’une des plus importantes pages Facebook de Gilets jaunes, a été désactivée ce 19 avril. Avec plus de 360 000 membres à son actif, elle réunissait une des plus grandes communautés.

Bonne analyse de la réaction de Macron face au mouvement Gj par Alain Bauer, professeur de criminologie. Voici aussi le témoignage d’un gendarme.

Les Gilets Jaunes

Ils ont leur site officiel : https://www.gilets-jaunes.com et toujours le soutien de la population.

Les Gj mutilés au combat vont se rencontrer pour se soutenir mutuellement. Ils pourront aussi bénéficier de prothèses gratuites offertes par deux entreprises qui supportent les Gj.

La colère d’un Gj.

« …Depuis quelques jours, une effervescence presque souterraine traverse le mouvement. Au-delà des mobilisations du samedi, de nombreux citoyens se réunissent et lancent des initiatives : l’appel de Saint-Nazaire, la semaine jaune, le front populaire à partir du 27 avril, des propositions de jonction entre mouvement écolo et GJ, l’occupation des ronds-points avec des banquets à partir du 04 mai, l’appel pour un 1er mai offensif et solidaire… »

Appel à reprendre les rond-points le 4 mai. « Organisons des banquets partout ».

Les Gj ne lâchent vraiment rien. Les coups d’éclats contre les Starbucks qui ne payent pas d’impôts, coordonnés sur toute la France, continuent. Comme la société refuse de leur vendre ses produits, ils ont porté plainte pour refus de vente.

Le blog « Défense collective » donne ses conseils en cas de convocation d’un Gj par la justice.

La rançon du succès. Alors que Crépuscule, le livre de Juan Branco qui explique le système oligarchique français, caracole en tête des ventes sans la moindre pub médiatique, « La levée de boucliers a été incroyable dans sa diversité et sa brutalité, après un mois de silences feints. Il a fallu que je révèle qu’une dizaine de médias m’avaient successivement invité puis annulé en moins de 48 heures pour parler de Crépuscule, et que tous confirment tout en signant des mots d’excuse d’écolier plus pitoyables les uns que les autres, pour que soudain les vannes s’ouvrent. De C Politique au Quotidien en passant par l’Obs, la matinale de RMC chez Bourdin et tant d’autres, tous se sont empressés de prétendre qu’il n’en avait rien été. Enfin, que si, mais que tout s’expliquait. » Et l’on va encore nous dire que les oligarques propriétaires des médias n’exercent aucune influence sur leur ligne éditoriale.

Pour ceux qui veulent participer à la structure et mise en place d’un Référendum d’Initiative Citoyen, l’inscription est ici.

Les magouilles du couple gouvernement/médias

Voilà ce que pense Aurore Bergé, député LREM, des Gj : « Je suis personnellement opposée au RIC. La démocratie représentative est là pour éviter que des gens, qui savent à peine écrire, conduisent le destin du pays. ». Certains sont vraiment menés par le bout du nez par leur complexe de supériorité. Elle a quand même effacé son tweet.

Quant à Claude Malhuret, sénateur, sa suffisance atteint des sommets.

Heureusement tous les sénateurs ne sont pas dans cet état d’esprit. Cela redonne espoir. Un RIP, référendum d’initiative Populaire est donc lancé pour tenter de faire avorter la privatisation d’ADP. Du coup LREM a voté la loi Pacte en accéléré. Il n’y aura donc pas de RIP.

Françoise Nicolas a dénoncé la mise en place d’un système de dépenses fictives par Nathalie Loiseau, députée LREM, lorsque celle-ci était en poste au ministère des Affaires étrangères. Françoise Nicolas, alors diplomate au Bénin, a ensuite été victime de pressions et de persécutions après avoir fait cette révélation. Elle témoigne, et c’est accablant.

Tout cela est bien résumé dans un article d’Atlantico au titre évocateur : « L’insoutenable légèreté de la majorité LREM ».

Le blog « Senior en forme » nous l’explique clairement, La réindexation des retraites sur l’inflation, mesure qui pourrait sortir du résultat du Grand débat, est une arnaque !

12 millions d’euros, tel est le coût du Grand débat selon François Boulo. Et voilà une enquête de LeMédia qui montre les dessous de l’organisation de ce Grand débat de Macron, confirme son coût et le fait qu’il a été payé avec l’argent des contribuables. Tout sera transparent promettait pourtant Macron.

Alors qu’un sondage LCI montre que 73% des Français seraient favorables au référendum d’initiative citoyenne, le RIC n’apparaît pas dans les résultats du Grand débat. Rodrigues s’étonne qu’« Il n’y a pas le RIC alors que sur le vrai-débat.fr, c’est la principale remontée avec le vote blanc et le casier vierge des élus ».

Même France Info reconnait un « Nombre de participants gonflé, approximations, analyse partielle… les petits arrangements du grand débat ». Le Parisien aussi le reconnait. Pourtant, les « experts TV » continuent de répéter à tout bout de champ le chiffre de 1,5 à 2 millions de contributions alors qu’« au total, seuls 24 183 documents ont fait l’objet d’un traitement ». Ce Grand débat vire plutôt à la Grande Magouille. À ce jour nous attendons toujours un résultat. Promis et toujours repoussé.

Ce que souhaitent les Français pour le grand débat.

L’économiste atterré Henri Sterdyniak vous explique comment le gouvernement compte utiliser les mesures du Grand débat qui ont fuité dans la presse pour mieux ignorer les revendications des gilets jaunes et poursuivre sa politique.

Dans une vidéo posté sur Twitter, et pas à la télé, Macron promet qu’il donnera, lundi 15 avril à 20h, les résultats du Grand débat et même plus puisqu’il y affirme « Nous avons décidé de transformer les colères en solutions ». Mais, ce même lundi 15 avril à 19h00 un providentiel incendie ravage Notre-Dame de Paris. Le discours sur les solutions promises est donc reporté. Aucune date de report n’a encore été annoncée.

Le lendemain 16 avril, Macron fait bien un discours télévisuel mais ne parle que de l’incendie de Notre-Dame et ne dit pas un mot sur les résultats du Grand débat. À ce sujet « l’Élysée a annoncé qu’Emmanuel Macron s’exprimerait ‘en temps voulu’ sur la fin du Grand débat car ‘il faut respecter un temps de recueillement et avoir la responsabilité qui s’impose dans ce moment de grande émotion nationale’ après l’incendie de Notre-Dame. »

Dans les commentaires des Gj, sur les réseaux sociaux, beaucoup se posent des questions sur cet incendie et doutent carrément de sa nature accidentelle. Parmi eux de nombreux experts du bâtiment ou des pompiers. La vidéo la plus intéressante est celle de l’interview télévisée d’un ancien responsable de la maintenance à Notre-Dame. Pour lui, qui connait bien le sujet, un incendie accidentel qui brûle si rapidement est impossible. Dans ce cas, comment se fait-il qu’avant même qu’une enquête ait matériellement débutée, le procureur de Paris ait déclaré que l’incendie est accidentel. 3 jours plus tard, la version de l’accident sera confirmée par les enquêteurs de la police parisienne qui estiment que le sinistre qui a ravagé Notre-Dame de Paris a été très probablement provoqué par un court-circuit électrique, selon un responsable de la police judiciaire ayant requis l’anonymat.

Les dons pour la reconstruction du toit de Notre-Dame affluent de la part des oligarques français. 700 millions d’euros en 3 jours, pour essayer de se refaire une image auprès du peuple. Mais celui-ci ne tombe pas dans le panneau et Joël Giraud, député des Hautes-Alpes, souligne que « les 300 millions de dons annoncés par les familles Arnault et Pinault vont se traduire par 180 millions d’euros de réductions d’impôts, à prélever sur les contribuables lambdas… Car en effet, ces dons sont déductibles d’impôts à hauteur de 60% environ, en fonction des cas … Je demande donc de contrecarrer les volontés émises de voir cette réduction d’impôts portée à 90 % pour Notre-Dame de Paris, même si l’émotion face à ce drame national submerge la planète ». C’est confirmé par cet article du Monde. Donc, finalement, ces 700 millions d’euros seront indirectement remboursés par l’argent du contribuable. Joli coup.

dons notre dameUn historien Gj nous explique son point de vue sur l’incendie de Notre-Dame.

Comme l’a dit un commentateur, « Victor Hugo remercie les généreux donateurs prêts à sauver Notre-Dame de Paris et leur propose de faire la même chose avec Les Misérables ».

La France en marche vers le fascisme, tel est le constat de Geneviève Bernanos du Collectif des Mères solidaires.

Des élus s’interrogent sur la nomination de Raphaële Rabatel, épouse du chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre, comme directrice de la communication de La Française des jeux (FDJ), juste avant l’adoption définitive jeudi du Pacte qui prévoit sa privatisation.

Petite vidéo sur les 30 dernières années de privatisation par les gouvernements successifs.

La Cour des comptes a calculé que le plan de relance autoroutier signé en 2015 entre l’État et les sociétés d’autoroutes va leur rapporter cinq fois plus que leurs mises. Un jackpot de 15 milliards d’euros pour les concessionnaires d’autoroutes. Joli coup de la part des oligarques.

Une vidéo pour ceux qui veulent comprendre comment 85 millions d’euros par an d’argent des contribuables sont distribués à une presse tenue par des milliardaires qui l’utilisent pour manipuler l’esprit du même contribuable. En gros, celui-ci paye pour se faire embrouiller. Autre joli coup de la part des oligarques.

Le Saker Francophone

 

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Un commandant de la gendarmerie reconnaît des violences policières contre les Gilets jaunes! « «Quand je vois ça, je suis obligé d’aller dans le sens des manifestants »!

Un commandant de la gendarmerie reconnaît des violences policières contre les Gilets jaunes

Publié par wikistrike.com sur 8 Avril 2019, 12:26pm

Catégories : #Politique intérieure#Social – Société

Un commandant de la gendarmerie reconnaît des violences policières contre les Gilets jaunes

Face au matraquage d’un Gilet jaune à Besançon, le ministre de l’Intérieur a évoqué des gestes qui «peuvent se produire». Commentant une autre scène, plus ancienne, un commandant de la gendarmerie livre une vision différente.

Commandant de groupement de gendarmes mobiles dans la Gendarmerie Nationale, Michael Di Meo a reconnu, dans l’extrait d’un reportage diffusé ce 7 avril sur BFMTV (et dont l’intégralité est diffusée le 8 avril), que des manifestants avaient pu subir des violences de la part de CRS, dans le cadre de la mobilisation des Gilets jaunes.

Quand je vois ça, je suis obligé d’aller dans le sens [des manifestants], oui il y a des violences policières

Amené à commenter une scène survenue lors du troisième acte du mouvement début décembre, le haut gradé de la gendarmerie s’est exprimé sans ambiguïté : «Quand je vois ça, je suis obligé d’aller dans le sens [des manifestants], oui il y a des violences policières, là on est sur des violences policières», a-t-il considéré.

Triquez-les […] vous me les sortez, vous leur cassez la gueule !

La vidéo en question montre une intervention musclée des forces de l’ordre, le 1er décembre 2018, dans un fast-food du VIIIe arrondissement parisien, où des manifestants étaient retranchés.

Cités par la chaîne d’information en continu, plusieurs CRS présents lors de l’intervention expliquent que le commandant de la compagnie menant l’intervention estimait que des casseurs se trouvaient à l’intérieur de l’enseigne alimentaire. «Triquez-les», «Vous me les sortez, vous leur cassez la gueule !» aurait-il alors ordonné à ses hommes.

Au début du mois, Christophe Castaner, qui a toujours refusé de condamner des cas de violences de la part des forces de l’ordre, s’exprimait sur une autre scène filmée le 30 mars dernier à Besançon, montrant un Gilet jaune recevoir un coup de matraque. Malgré des images éloquentes, le ministre de l’Intérieur avait pour sa part affirmé n’y voir qu’un geste qui pouvait «se produire».

 

Source

Violences policières à grands coup de matraques; flics casseurs repérés dans d’autres manifestations avec vidéos et photos à l’appui, LFI NPA confirment! Alors Castaner tu dis quoi là?

Les policiers casseurs repérés par les manifestants,  Mélenchon et le olivier Besancenot confirment ce que nous sommes tres nombreux à dire , et qui depuis longtemps se pratique dans toutes les manifestations !

Des gifles « pour ouvrir sa bouche » : l’aide-soignant d’Ehpad condamné à 5 ans ferme! Albert C., aide-soignant dans un Ehpad d’Arcueil a été condamné à 5 ans de prison pour avoir frappé et tiré les cheveux d’une résidente de 98 ans. Récit.

Des gifles « pour ouvrir sa bouche » : l’aide-soignant d’Ehpad condamné à 5 ans ferme!

Albert C., aide-soignant dans un Ehpad d’Arcueil a été condamné à 5 ans de prison pour avoir frappé et tiré les cheveux d’une résidente de 98 ans. Récit.

Ministere de la Sante, Agnes Buzyn visite un EHPAD a Bondues, Nord. Le 17 decembre 2018.//ALCALAYSARAH_1300.1178/Credit:Dicom/Sarah ALCALAY/SIPA/1901111738
Image d’illustration d’un Ehpad (Dicom/Sarah ALCALAY/SIPA) (Dicom/Sarah ALCALAY/SIPA)

Albert C., aide-soignant dans un Ehpad d’Arcueil a été condamné à 5 ans de prison pour avoir frappé et tiré les cheveux d’une résidente de 98 ans. Récit.

Par Henri Rouillier

C’est parce qu’on n’a pas pu voir les vidéos qui montrent comment Monique*, 98 ans, a été agressée et insultée par Albert C., 57 ans, aide-soignant en Ehpad, que l’on s’attache, cet après-midi-là, aux gestes de Pierre Auda, qui préside la douzième chambre du tribunal correctionnel de Créteil.

Une fois, sa main droite remonte loin derrière son épaule pour mimer une gifle ; une autre, son poing se referme sur une chevelure imaginaire, violemment tirée vers le haut. Les mots qui figurent dans la vidéo sont répétés : « Tu me fais chier, espèce de vieille salope. »

Albert C. comparaît ce 22 mars pour des faits de violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à 10 jours, sur une personne dont la vulnérabilité était connue de lui. Employé de nuit dans un Ehpad associatif d’Arcueil, ce père de famille a été filmé à son insu, entre le 5 et le 7 février dernier, giflant, donnant des coups de pieds et tirant les cheveux d’une résidente dont le fémur a été fracturé aux termes de l’épisode. Pendant le procès, les images ont été diffusées à huis clos, sur décision du tribunal.

Les trous dans les phrases

À l’origine de cette histoire, il y a une inquiétude apparue il y a plusieurs mois. Celle des deux filles de la victime qui ne comprennent pas cette mère qui leur dit parfois « cette nuit, dans la rue, il y a un homme qui m’a tapée », alors qu’elles n’ont jamais vu d’homme dans l’établissement. Il y a aussi la sénilité, les trous dans les phrases et les doutes. Les filles savent que leur mère oublie le passé récent, qu’elle ne se situe plus dans le temps, qu’elle est persuadée que ce mari avec qui elle a vécu pendant 74 ans est encore en vie. Alors cette histoire d’homme qui vient la taper dans la nuit, c’est quoi ?

En juillet dernier, les filles appellent l’infirmière en chef de l’établissement qui dit : « On se demande comment elle fait pour se taper aussi souvent et aussi fort sur la lèvre. » On leur explique qu’il y a bien un homme parmi les soignants, mais qu’il a toute la confiance de l’équipe et que la qualité de son travail est reconnue. Décembre suivant, elles demandent à être reçues par la direction de l’établissement. Monique présente quatre hématomes sur le visage. On leur dit qu’elle chute, qu’elle a tenté de se suicider.

« J’ai pété un câble »

À la barre, les deux sœurs, septuagénaires, se tiennent l’une contre l’autre. Calmement, à tour de rôle, elles expliquent que la caméra dans la chambre, « c’était la seule chose évidente qui [leur] restait à faire ». Le 2 février, le dispositif est installé. Dès les premiers jours, l’une d’entre elles pleure en regardant les images : « Maman était jetée sur son lit. Elle hurle. »

Dans le box, dans sa chemise blanche qu’un costume sombre enrobe, le prévenu est figé. Il n’explique pas ses gestes. Gestes qu’il a d’abord niés auprès des policiers avant d’être confronté aux images. Aux enquêteurs, il a simplement dit avoir « pété un câble ».

Un peu plus tôt, le président a brossé le portrait d’Albert C., un homme sans histoires, sans casier judiciaire, sans addiction particulière, « bien noté, disposant de la confiance de sa direction ». Il a mentionné des « difficultés d’endettement », un crédit immobilier, un autre à la consommation, à cause desquels le prévenu aurait pris un deuxième emploi à mi-temps.

Il a aussi expliqué qu’Albert C. n’a jamais consigné la chute ou la fracture de la victime au registre des transmissions du service le soir des faits. Ça n’est que lors d’une perquisition au domicile du prévenu qu’un « brouillon de transmission » rédigé a posteriori a été découvert.

Des gifles « pour ouvrir sa bouche »

Aussi, quand le président essaie de savoir pourquoi Albert C. a giflé Monique, le prévenu répond : « Je ne sais même pas pourquoi, la fatigue ou quoi, voilà. » Et puis il s’embourbe, raconte que la victime avait tendance à ne pas boire suffisamment et que la gifle, c’était « pour ouvrir sa bouche ». Invoquant le surmenage, il répète machinalement : « Je m’en excuse auprès de la famille, encore une fois. »

Manifestement consterné, le président enchaîne :

– Après les violences, vous continuez à l’insulter. Vous dites « t’es une salope, ta gueule ». Alors que c’est terminé tout ça ! Pourquoi vous continuez à l’insulter gratuitement ?

– C’est pas moi. J’arrive pas à comprendre ma réaction. J’ai toujours été respectueux envers les aînés.

– On n’en saura pas plus Monsieur ?

– Comme j’ai dit aux agents de police, je ne me reconnais pas.

Un « psychopathe » ?

Effectivement, on n’en saura pas plus. Pour la partie civile, l’avocate Caroline Moreau-Didier a rappelé que la victime était particulièrement soutenue par sa famille, qu’un de ses arrière-petits-fils avait même tenu à rejoindre la procédure en son nom.

Ces proches, on les a vus faire bloc, dignes et déterminés, au premier rang. Leur avocate a formulé une demande de supplément d’information, craignant l’existence d’autres victimes au sein de l’Ehpad. Le président a rappelé que c’est une longue procédure et qu’on voit rarement les assises avant plusieurs années (encore faut-il que la demande soit reçue). Mais ça n’était pas la question : sur une des vidéos, on entend une autre aide-soignante du service administrer des gifles.

Caroline Moreau-Didier a parlé d’Albert C. comme d’un « psychopathe », quelqu’un de double-face « très apprécié, même au sein de l’Ehpad, qui n’a pas été capable de mener une enquête digne de ce nom ».

Le procureur de la République, elle, a rappelé que le prévenu se disait fatigué alors qu’il cumulait deux emplois et qu’il lui est arrivé de se vanter, dans un SMS échangé avec une collègue, de dormir au travail.

« Oui, j’entends le surmenage, la difficulté du travail, le manque de moyen [des Ehpad, N.D.L.R.], mais ça, c’est jeter l’opprobre sur toutes les personnes qui travaillent au service de nos aînés. On peut être fatigué mais on ne s’en prend pas aux autres. »Soulignant l’absence d’empathie du prévenu, elle a requis 5 ans d’emprisonnement dont un avec sursis « pour qu’il se souvienne qu’il a une épée de Damoclès au-dessus de lui, que la société continue de le regarder. » Elle a aussi requis une interdiction d’exercer une activité professionnelle en contact avec des personnes âgées ou vulnérables et demandé un placement en détention.

5 ans de prison, peine maximale

En défense, Anastasia Mandraveli a joué la carte de la crise des Ehpad en s’appuyant sur « un rapport parlementaire qui pointe la pénibilité des conditions de travail » (peut-être celui de Monique Iborra et Caroline Fiat ?) :

« Le manque de moyen n’excuse pas les actes, il permet de replacer le débat dans le contexte de la responsabilité collective […] Il est pas seul Monsieur. Il n’est pas arrivé seul à cette dégradation de ses actes. »Elle a rappelé qu’il n’y avait que deux aides-soignants pour 85 résidents la nuit dans l’Ehpad où vivait Monique et où travaillait son client.

Ses arguments n’ont pas été entendus. La cour a été au-delà des réquisitions du procureur en condamnant Albert C. a 5 ans de prison avec effet immédiat, soit la peine maximale dans ce genre de situation. Elle a retenu « la répétition des faits, leur ampleur, ainsi que la vulnérabilité de la victime ». La cour a par ailleurs prononcé une interdiction définitive d’exercer l’activité d’aide-soignant ainsi qu’une interdiction de séjour de 3 ans dans la ville d’Arcueil pour Albert C.

La demande de supplément d’information formulée par la partie civile a par ailleurs été rejetée.

Aujourd’hui, Monique est toujours hospitalisée, vraisemblablement contrainte de conserver une position allongée. Il n’est pas dit qu’elle puisse remarcher. À l’annonce du verdict, on s’est rappelé d’une phrase prononcée par le procureur pendant son réquisitoire :

« Madame est une victime. Elle doit l’entendre, même si elle doit l’oublier. »

Henri Rouillier