Incapable d’améliorer le quotidien des professionnels de santé, incapable même de leur prêter l’oreille et de prendre en considération leurs plaintes et leurs doléances malgré un nombre effrayant de suicides et autres burn-outs, sans parler du danger que courent les patients. Normal, elle a travaillé une bonne partie de sa vie pour Big Pharma et elle travaille aujourd’hui encore pour le bankster Macron, ex de chez Rothschild. Sa mission, diminuer encore plus les moyens des hôpitaux et donner plus d’argent à Big Pharma, un grand classique. Si ça ne plaît pas aux grévistes, ils seront réquisitionnés de force par le préfet ! Si elle peut les culpabiliser davantage, ce sera mieux, d’autant plus qu’est la responsable directe de leur mal-être !

Agnès Buzyn marquera son ministère par son incompétence crasse.


La ministre de la Santé Agnès Buzyn a condamné ce mardi 4 juin sur France Inter l’action d’urgentistes de l’hôpital Lariboisière, à Paris, qui se sont mis en arrêt maladie dans la nuit, après trois mois de grève infructueuse pour protester contre leurs conditions d’exercice.

« Ça n’est pas bien ». Voilà ce que répond ce mardi 4 juin la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, à la dizaine d’urgentistes de l’hôpital parisien Lariboisière qui, en grève, ne se sont pas rendus à leur travail dans la nuit. Après trois mois de grève infructueuse pour protester contre leurs conditions d’exercice, ils ont en effet délaissé leurs brassards de grévistes pour poser un arrêt maladie. Un geste dont la rareté n’a pas ébranlé la ministre, invitée de la matinale de France Inter

« Ça, je pense que c’est dévoyer ce qu’est un arrêt maladie, a tancé Agnès Buzyn, n’hésitant pas à filer le registre de la culpabilisation : Ça accroît, ça entraîne une surcharge de travail pour les autres, pour les pompiers »… Et d’insister : « Nous l’avons vu à Lons-le-Saunier, ce sont les ambulanciers, ce sont les pompiers, ce sont les médecins libéraux qui ont pris en charge tous les patients et donc, en réalité, en faisant cela, on accroît la fatigue des autres ». Une référence à la grève lancée mardi dernier dans le Jura, où des médecins ont dû être réquisitionnés par la préfecture pour assurer le fonctionnement des urgences.

Urgences : « La marmite explose »

« La règle dans le monde médical, c’est que quand on fait grève, on met un brassard mais on vient travailler, pour ne pas mettre en danger la vie d’autrui », a ajouté la ministre. Un mode de protestation que les urgentistes de Lariboisière ont déjà utilisé, sans succès. À l’antenne, un urgentiste de l’Allier lui a rétorqué…



Photo d’illustration : « Il y a évidemment une très grosse fatigue des personnels aux urgences », reconnaît la ministre de la Santé. – Capture France Inter

Louis Nadau

Marianne

4 juin 2019