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Cent médecins refusent le fichage des Gilets jaunes blessés.. « Face à des demandes illégales, nous répondons donc par un devoir de “désobéissance éthique”. Nous refusons d’obéir à l’Administration. »  9 mai 2019 / Cent médecins contre le fichage 

Cent médecins refusent le fichage des Gilets jaunes blessés! A diffuser, c’est extrêmement grave ce qui se passe là!

9 mai 2019 / Cent médecins contre le fichage jaunes blessés

Les autorités sanitaires françaises demandent que les patients Gilets jaunes soient fichés dans un registre réservé aux situations sanitaires exceptionnelles. Une centaine de médecins lancent dans cette tribune un appel à la « désobéissance éthique » face à ce qu’ils jugent être « la violation du secret professionnel au détriment des malades et ce, en dehors de toute dérogation légale ».

La liste des médecins et médeciennes signataires de « l’appel des 100 » est disponible à la fin du texte.


Nous, médecins, rappelons notre attachement viscéral au secret professionnel. C’est pourquoi nous refusons le fichage des Gilets jaunes blessés arrivant aux urgences. De même que nous nous opposons à tout autre fichage des patients sans leur consentement, visant à une transmission des données en dehors de l’hôpital à des fins autres que médicales.

Le secret professionnel, pilier ancestral de notre profession, a été institué dans l’intérêt des patients. Il couvre tout ce qui est porté à la connaissance du médecin dans l’exercice de sa profession. Il s’agit non seulement de ce qui lui a été confié, mais aussi de ce qu’il a vu, entendu ou compris. Il a l’interdiction de divulguer les informations dont il est dépositaire.

L’article 4 (article R.4127-4 du Code de la santé publique) de la loi relative aux droits des malades renforce ce secret puisque « toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention et aux soins a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant ». Le non-respect du secret professionnel est puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.

Patients, imaginez que vous alliez à l’hôpital et que votre présence, votre identité voire des informations médicales ne soient plus confidentielles et immédiatement communiquées à des tiers dans un fichier parallèle à votre dossier médical, fichier dans lequel vous seriez inscrit par exemple en raison de votre appartenance politique, sexuelle, religieuse ou ethnique ?
C’est exactement ce qui se passe depuis cinq mois avec le dévoiement de l’utilisation d’un dispositif réservé aux situations sanitaires exceptionnelles nommé SIVICet mis en place à la suite des attentats de novembre 2015. Selon la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés), cette base de données vise à établir « une liste unique des victimes d’attentats pour l’information de leurs proches par la cellule interministérielle d’aide aux victimes » et peut être étendue à des « situations sanitaires exceptionnelles ».

« Face à des demandes illégales, nous répondons donc par un devoir de “désobéissance éthique”. Nous refusons d’obéir à l’Administration. »

Or, depuis cinq mois, ce dispositif est détourné par l’administration hospitalière et les agences régionales de santé (ARS), notamment l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP) et l’ARS Ile-de-France. Les autorités sanitaires enjoignent médecins et équipes soignantes à rentrer dans cette base de données les patients Gilets jaunes, à saisir leurs identités et données médicales mais aussi tout élément d’identification physique pour remonter des informations aux différentes autorités.

Pour nous, médecins, l’existence même d’un fichier parallèle renseigné après sélection de nos patients pour n’y entrer que les Gilets jaunes est parfaitement anti-déontologique. Aucune information n’est donnée aux patients sur ce fichage, aucun consentement n’est recueilli. La tenue en temps réel, comme demandée par les autorités, permet une identification et une localisation précise des patients.

Nous, médecins, faisons donc face à une injonction irréalisable au regard de notre éthique et de notre déontologie : la violation du secret professionnel au détriment des malades et ce, en dehors de toute dérogation légale. Nous sommes face à l’institutionnalisation d’une dérive inacceptable : le fichage de patients à des fins possibles d’exploitations politiques ou judiciaires. Cette dérive constitue une faute pénalement répréhensible.

Les tentatives de communication, de justification et, finalement, de diversion de l’APHP et de l’ARS Ile de France sont autant d’aveux de culpabilité. Pour fuir leurs responsabilités, les autorités sanitaires se défaussent sur nous, soignants.

Nous sommes médecins, nous devons aux patients la garantie d’un exercice respectueux des malades, des lois de notre pays, du Code de la santé publique, du Code pénal et la déontologie de notre profession.
Face à des demandes illégales, nous répondons donc par un devoir de « désobéissance éthique ». Nous refusons d’obéir à l’Administration.

Nous demandons l’ouverture d’une enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur l’utilisation dévoyée du logiciel SIVIC.

Nous, médecins, appelons à un arrêt immédiat de l’utilisation du fichier SIVICpour les mouvements sociaux.

Comme l’histoire l’a montré maintes fois, face à l’indigne les médecins n’ont pas vocation à obéir, et ont su résister, parfois au péril de leur vie pour respecter le serment d’Hippocrate dans l’intérêt des patients et des citoyens.


Signataires :

Voir article en lien. A partager tres massivement car c’est extrêmement grave ce qui se passe!

https://reporterre.net/Cent-medecins-refusent-le-fichage-des-Gilets-jaunes-blesses

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Rapport de situation sur le mouvement Gilet jaune. Acte XXVI. Un article éloquent sur les violences policières extrêmes, conditions de détentions inhumaines, et l’attitude du gouvernement! La Macronie, une dictature ou un état « terroriste »? Au choix.. Mais que fait l’ONU?

Vidéo à voir, les gilets jaunes partout en France au chant des partisans!

[facebook url= »https://www.facebook.com/cerveauxnondisponibles/videos/333245224048003/ »

LIRE L’ARTICLE CI DESSOUS,  IL DENONCE TOUT ET PLUS ENCORE, ON NE NOUS « DIT PAS TOUT… »:

https://lesakerfrancophone.fr/rapport-de-situation-sur-le-mouvement-gilet-jaune-acte-xxvi

 

www.pdf24.org   Envoyer l’article en PDF   

Une réflexion au sujet de « Rapport de situation sur le mouvement Gilet jaune. Acte XXVI »

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Intrusion à la Pitié-Salpêtrière : « On a eu droit de nouveau à un mensonge d’État », accuse David Dufresne! Le gouvernement de Pinocchio 1er ne dit jamais la vérité!

Intrusion à la Pitié-Salpêtrière : « On a eu droit de nouveau à un mensonge d’État », accuse David Dufresne

Des manifestants sur le toit de l\'hôpital de la Pitié-Salpêtrière lors des manifestations du 1er-Mai à Paris.
Des manifestants sur le toit de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière lors des manifestations du 1er-Mai à Paris. (LAURENT PAILLIER / LE PICTORIUM / MAXPPP)

Le journaliste titulaire du fil Twitter « Allo @Place_Beauvau” est revenu sur les intrusions au sein de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière lors des manifestations du 1er mai à Paris.

« Cette nuit, on a eu droit à nouveau, je suis désolé de le dire, à un mensonge d’État », déclare David Dufresne. Ce journaliste et auteur du « recapitweete » des violences policières sur les manifestants “Allo @Place_Beauvau” sur Twitter était l’invité de franceinfo jeudi 2 mai.

En marge des manifestations du mercredi 1er mai, une cinquantaine de personnes ont tenté de s’introduire dans le service de réanimation de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Le parquet de Paris a ouvert une enquête.

Pour David Dufresne, il y a « des vidéos qui contredisent la version officielle qui a été martelée ce matin, et qui, depuis, est un petit peu moins martelée, parce qu’évidemment les choses ne se sont pas passées exactement comme la ministre de la Santé vient de nous le raconter ».

franceinfo : Vous avez publié sous lesignalement 746, une vidéo où l’on voit des CRS donnant des coups de matraques à un manifestant et en repousser d’autres vers l’hôpital, ce qui laisse penser que ces personnes auraient cherché à se réfugier à l’intérieur. Est-ce la version que vous défendez aujourd’hui ?

David Dufresne : Ce n’est pas la version que je défends, c’est la version que j’apporte et que j’apporte depuis mercredi soir vers 22h-22h30 quand monsieur Hirsch a commencé ses déclarations. Je pense qu’elles étaient tronquées, pour ne pas dire autre chose, j’ai commencé à recevoir effectivement des vidéos, non pas une, non pas deux, mais quatre, j’en suis maintenant à six. Des vidéos qui contredisent la version officielle qui a été martelée ce matin, et qui depuis ce matin est un petit peu moins martelée, parce qu’évidemment les choses ne se sont pas passées exactement comme la ministre de la Santé vient de nous le raconter.

Oui, les gens sont entrés dans un hôpital, oui ils le savaient, et certains sont entrés par une autre entrée, universitaire, mais qu’importe. Pourquoi ces gens sont-ils entrés ? Parce qu’ils étaient dans une « nasse ». Une « nasse », c’est une manœuvre policière qui est décommandée par le défenseur des droits dans son rapport de 2017. C’est un endroit où l’on bloque les gens, où on les asperge de gaz lacrymogène. Il y avait également au moment des faits mercredi après-midi, un canon à eau qui aspergeait, les gens ont voulu fuir.

J’ai une dizaine de témoignages écrits, très longs, corroborés, qui sont très précis, de gens qui parlent de vomissements, qui étaient pris dans un mouvement de panique et oui manifestement le portail de l’hôpital a été forcé. Pourquoi ? Parce que les gens fuyaient les matraques, fuyaient les gaz lacrymogènes, fuyaient la doctrine que le ministre de l’Intérieur essaie de mettre en place depuis maintenant plusieurs semaines. Aller à l’affrontement, ça veut dire qu’il y a un mouvement de foule en face. Le maintien de l’ordre est la gestion du mouvement de foules. Et donc on a eu droit à nouveau, je suis désolé de le dire, à un mensonge d’État. On ne peut pas dramatiser, théâtraliser les choses.

Est-ce que vous allez dans le sens de Jean-Luc Mélenchon, qui parle sur twitter « d’unemanipulation du système » ?

Ce qu’il y a, c’est que cette manipulation est très grosse et grossière. On va voir dans les comparutions immédiates qui ne vont pas tarder si la vidéosurveillance qu’on nous promet va montrer ce que la directrice de l’hôpital disait mercredi soir, contredite par les aides-soignants du service de réanimation, qui disent qu’il n’y a pas eu d’intrusion. Si vous insistez, bien sûr qu’il s’est passé quelque chose de pas terrible, on est tous d’accord avec ça, mais racontons les choses telles qu’elles se sont passées. Ne tronquons pas. Quand ils parlent « d’attaque », ils mentent. C’est un mensonge.

Il y a eu tout de même des témoignages de personnels de l’hôpital parlant de tentative d’entrée proche du service de réanimation. Est-ce qu’on ne peut pas imaginer que deux scènes aient eu lieu en même temps ?

Je citerai ce que la ministre de la Santé vient de dire sur votre antenne, je ne suis pas là pour qualifier les faits. Si j’en crois les aides-soignants interrogés par BFM jeudi matin, ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Ça ne serait pas ce qui se serait passé, on va voir, pas de précipitation.

Ce qui m’attriste depuis cinq mois, ce sont ces mensonges répétés, cette manipulation, cette façon de tweeter systématiquement par le ministre de l’Intérieur, par d’autres, de ne pas aller dans la connaissance, de ne pas être dans la documentation, de ne pas être dans la compréhension des choses. D’être immédiatement dans la condamnation avant même que justice se fasse, avant même que les enquêtes aient lieu, et là, manifestement depuis cette nuit, je reçois et d’autres journalistes commencent à recueillir énormément de témoignages qui vont à l’encontre de la version officielle qui a été martelée dès mercredi soir.