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Amendements pré-rédigés, accès au Parlement… Comment les lobbys opèrent au sein de l’Union européenne! Le 26 mai, mettons un terme à cette Europe corrompue, votons UPR FREXIT!!

Amendements pré-rédigés, accès au Parlement… Comment les lobbys opèrent au sein de l’Union européenne

Publié par wikistrike.com sur 16 Mai 2019, 08:04am

Catégories : #Politique internationale#Economie

Amendements pré-rédigés, accès au Parlement... Comment les lobbys opèrent au sein de l'Union européenne

Il veut couper court à tout « fantasme »« Non, les institutions européennes ne sont pas vendues aux lobbys », insiste au bout du fil Pierre Moscovici, actuel commissaire européen chargé des affaires économiques et financières. Pour l’ancien ministre de François Hollande, « le rôle des lobbys est de nous donner un écho du monde extérieur ». Ne pas les recevoir serait, selon ce dernier, « une erreur » : « Cela reviendrait à légiférer dans une bulle. »

Pourtant, alors que plus de 300 millions de citoyens de l’Union européenne vont choisir le 26 mai leurs représentants au sein du Parlement, les « fantasmes » entourant la place et l’influence des lobbys au sein de l’UE sont encore bien présents. Certains candidats français consacrent d’ailleurs une part importante de leur programme à la lutte anti-lobbys. Les dernières révélations sur le fichage de centaines de personnalités, dont des eurodéputés, par deux cabinets de lobbying pour le groupe Monsanto ont également ravivé les peurs d’une collusion entre intérêts privés et publics. Mais pour les habitués des arcanes européennes, il ne faut pas tout confondre.

« Le terme ‘lobby’ est un mot-valise qui peut désigner le meilleur comme le pire », souligne Pierre Moscovici. « Tous les lobbys ne sont pas toxiques, abonde l’eurodéputé LFI Younous Omarjee. Il est naturel d’entendre le monde économique. Le problème est de dénoncer les pratiques toxiques. »Entreprises, fédérations industrielles et intersectorielles, ONG et syndicats, cabinets de consulting ou d’avocats, think tanks… Toutes ces entités peuvent ainsi être considérées comme des lobbys et nombre d’entre elles possèdent des bureaux à Bruxelles, au pied des institutions européennes.

« On a l’impression qu’on est des bandits »

Une réalité que connaît bien Martin Pigeon. L’ONG pour laquelle il travaille, Corporate Europe Observatory, s’est spécialisée dans la surveillance des lobbys européens. « On estime qu’il y a entre 25 000 et 30 000 lobbyistes à Bruxelles : 70% d’entre eux représentent des intérêts commerciaux, 20% des intérêts publics et 10% la société civile, que ce soit des ONG ou des syndicats », détaille-t-il. Pour l’activiste, les lobbys à Bruxelles sont dans « une position particulière » : « Ils ont été créés à la demande, et parfois avec le financement de la Commission, qui avait besoin d’informations que les institutions nationales ne voulaient pas lui donner. » 

Les institutions européennes souffrent d’un manque d’expertise interne. Cela explique pourquoi les lobbys ont une place formalisée, institutionnalisée et sont perçus comme nécessaires.Le chercheur Martin Pigeonà franceinfo

Une analyse que ne partage pas Stéphane Desselas, fondateur d’Athenora Consulting, qui se présente comme « un cabinet de conseil en stratégies d’influence auprès des institutions européennes » et qui compte notamment comme clients EDF, La Poste ou la SNCF. Pour lui, même en « multipliant par six le nombre de fonctionnaires européens », le système des institutions européennes ne serait toujours pas efficace. « Il y a trop de variables et d’acteurs. Ils n’ont pas les réseaux directs que nous avons. Un fonctionnaire estonien ne connaît pas Paris, par exemple », assure-t-il.

Le poids et l’importance des lobbys sont aussi question de point de vue. « Ils sont omniprésents et leur place est malheureusement dominante », déplore Younous Omarjee. « Leur place est sûrement importante mais leur rôle est parfois exagéré dans les décisions finales », tempère Hervé Jouanjean, ex-directeur du budget à la commission européenne, passé en 2014 dans le privé comme consultant pour un grand cabinet d’avocats français. Un transfert vivement critiqué par Corporate Europe Observatory. « Je me suis fait insulter. On a l’impression qu’on est des bandits, qu’on va trahir tous les secrets… Mais ce n’est pas du tout le cas, se défend-il. Je m’enorgueillis d’avoir sauvé des centaines d’emplois en aidant les entreprises dans leurs démarches auprès des institutions européennes. »

« Le lobbying n’est pas un gros mot ici »

Hervé Jouanjean voit même « une forme de complémentarité entre les fonctionnaires européens qui conçoivent les politiques et la tâche des lobbyistes, qui prend de nombreuses colorations ». Depuis cinq ans, il a appris les rouages de son nouveau métier. « Nous intervenons de diverses manières : le lobbyiste bruxellois ne passe pas son temps dans les bureaux de la Commission, ça ennuie les gens », indique-t-il. Plus mystérieux, Daniel Guéguen, qui se présente comme « le plus ancien lobbyiste à Bruxelles » avec quarante-cinq années d’activité à son compteur, lâche qu’il prend son téléphone, appelle son interlocuteur « en disant : ‘mon client veut vous parler de tel ou tel dossier' ». Stéphane Desselas, plus prolixe, explique que son lobbying repose sur trois piliers : « s’informer »« se positionner » et « agir ».

Le but est de permettre au client d’anticiper les futures décisions des institutions européennes et, dans une certaine mesure, de les influencer. « Que vont proposer les institutions, mais aussi quels sont les rapports de force en interne, les futures nominations ou le positionnement politique des acteurs ? On regarde ça pour pouvoir intervenir au bon moment », poursuit le lobbyiste.

On traque l’information via nos contacts de la manière la plus discrète possible, puis on la transmet à nos clients.Stéphane Desselasà franceinfo

Vient ensuite le temps du « positionnement » où « on va préparer le client » à peaufiner son discours, avant de passer à « l’action »« On va décider si on fait du lobbying indirect en passant par les médias, les fédérations ou les associations professionnelles, ou bien du lobbying direct en allant voir les décideurs », détaille Stéphane Desselas.

Selon lui, rien de plus simple. « Il n’y a pas de difficultés d’accès ici, vous êtes inscrit sur le registre de la transparence [depuis 2011, le Parlement et la Commission exploitent ce registre public qui recense plus de 11 000 groupes d’intérêts], vous envoyez un e-mail et vous êtes reçu ». Confirmation de Daniel Guéguen : « On n’est pas dans une logique française avec des bureaux feutrés et dorés, le rapport est beaucoup plus direct et le lobbying n’est pas un gros mot ici. »

 

Le registre de la transparence, exploité par la Commission et le Parlement depuis 2011, regroupe plus de 11 000 groupes d\'intérêt. 
Le registre de la transparence, exploité par la Commission et le Parlement depuis 2011, regroupe plus de 11 000 groupes d’intérêt.  (CAPTURE EUROPA.EU)

 

« On a le droit de prendre le café avec qui on veut »

Pour tenter d’influer sur le processus législatif, les lobbyistes ont recours à plusieurs techniques. Ils sont d’abord très présents à la Commission. « Les industriels ciblent prioritairement la Commission, qui a le monopole en matière d’initiative législative », rapporte Martin Pigeon. Et le chercheur et activiste de citer la directive sur le secret des affaires où « les multinationales, dont pas mal de françaises, ont abreuvé gratuitement de notes les deux fonctionnaires et demi qui se penchaient sur le sujet ». Autre méthode des lobbyistes : infiltrer les groupes d’experts de la Commission. « C’est un sport assez pratiqué de classer leur expert maison dans un groupe d’experts de la Commission », assure Martin Pigeon.

La Commission a pris le biais de s’appuyer sur des experts et souvent c’est le cheval de Troie des lobbys.L’eurodéputé Younous Omarjeeà franceinfo

D’autres sont carrément consultés par la Commission avant toute rédaction de nouveau texte législatif. C’est le cas de Business Europe, dirigé depuis un an par Pierre Gattaz, ancien patron du Medef. Regroupant quarante fédérations d’entreprises nationales issues de trente-cinq pays, Business Europe est décrit par certaines ONG comme « le plus puissant lobby de Bruxelles ». Un terme vivement récusé par Christian Feustel, conseiller politique de l’instance, qui se présente comme « une organisation représentative des intérêts des industries européennes ». Chaque année, l’association patronale dépense « quatre millions d’euros pour la représentation de nos intérêts », précise-t-il. Depuis 2014, elle a rencontré près de deux cents représentants de la Commission, selon le registre de la transparence.

La plupart du temps, c’est la Commission qui vient nous demander notre avis en amont d’un nouveau texte de loi.Christian Feustelà franceinfo

« Ça se passe dans leur locaux ou chez nous. Mais tout est noté : soit les institutions européennes publient nos rendez-vous, soit nous le rapportons dans notre newsletter », ajoute Christian Feustel, qui insiste sur la transparence du processus.

 

Le commissaire européen aux affaires économiques et financières, à la fiscalité et à l\'Union douanière, Pierre Moscovici, à la Commission européenne, à Bruxelles, le 3 avril 2019.
Le commissaire européen aux affaires économiques et financières, à la fiscalité et à l’Union douanière, Pierre Moscovici, à la Commission européenne, à Bruxelles, le 3 avril 2019. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

 

« On a fait des progrès considérables sur la transparence, abonde Pierre Moscovici. Je ne peux pas rencontrer quelqu’un qui ne soit pas inscrit au registre de la transparence. » Depuis 2014, les commissaires européens et hauts fonctionnaires de la Commission sont en effet tenus de ne rencontrer que des représentants des groupes d’intérêt inscrits au registre et de notifier publiquement leur rendez-vous, rappelle le site Vie-Publique.fr. Problème : aucune sanction n’est prévue en cas de non-respect de ces règles. « C’est une règle interne de bon management, c’est au bon vouloir des commissaires ou des hauts-fonctionnaires », relève Sébastien Blanchard, juriste spécialisé dans le droit de l’Union européenne.

De nombreuses associations ont relevé qu’il y avait des manquements, des lacunes dans le listing avec des semaines où il n’y avait aucun rendez-vous.Sébastien Blanchardà franceinfo

Autre limite : des rendez-vous à l’extérieur des locaux sont toujours possibles. « On a encore le droit de prendre un café avec qui on veut », souligne Pierre Moscovici qui prône « la vigilance » mais pas « la prohibition »sur ces questions. Il s’est d’ailleurs « fixé des règles implicites » : « Je ne vois pas les Big Four [les grands cabinets d’audit que sont PwC, EY, Deloitte et KPMG]. Ils peuvent avoir des contacts avec mes services mais pas moi. »

« J’étais envahi par les trolls de Monsanto »

Les tentatives d’influence des lobbys se poursuivent ensuite au Parlement européen où ceux inscrits au registre possèdent un badge d’accès. « Ils essayent d’influencer d’abord le rapporteur, les ‘shadow’ rapporteurs (qui font un contre-rapport) et puis tout le reste : les assistants parlementaires, les conseillers politiques des groupes… » détaille Martin Pigeon. Comment ? « Ils leur font passer des argumentaires ou leur envoient des amendements pré-rédigés. C’est même une demande des eurodéputés. » L’eurodéputée socialiste Sylvie Guillaume confirme :

Les amendements pré-rédigés, c’est très classique et c’est presque ce qui est le plus normé. Mais le pouvoir d’un parlementaire confronté à un lobby, c’est le pouvoir de dire non et il existe tout le temps.L’eurodéputée Sylvie Guillaumeà franceinfo

Il faut néanmoins noter que des ONG, dont l’élue socialiste soutient le combat, ont aussi recours à cette pratique. « On peut recevoir une proposition d’amendement de la part d’associations LGBT. Je les regarde et s’ils me semblent conformes, je peux même les déposer », détaille-t-elle. « Bien évidemment, on rédige des amendements, admet Stéphane Desselas, mais le problème c’est si c’est repris clé en main par le député, sans le discuter ou le confronter à d’autres points de vue. »

Certains parlementaires semblent d’ailleurs plus perméables que d’autres aux discours des lobbyistes. « Quand j’ai été rapporteur d’un texte, j’ai eu quelques parlementaires dont j’ai compris qu’ils étaient manipulés par des groupes d’intérêt. Disons qu’ils étaient les porte-parole bien fidèles de certains lobbys », affirme un eurodéputé sous couvert d’anonymat.

 

Les eurodéputés siègent au Parlement européen à Strasbourg (Bas-Rhin), le 16 avril 2019.
Les eurodéputés siègent au Parlement européen à Strasbourg (Bas-Rhin), le 16 avril 2019. (MAXPPP)

 

Lorsque les lobbys ne parviennent pas à convaincre les eurodéputés, certains adoptent des méthodes plus radicales. C’est ce qui s’est passé avec la directive sur le droit d’auteur, adoptée en mars 2019. « J’ai reçu 100 000 mails de groupes libertariens, c’est une pression inadmissible, dénonce un eurodéputé. On a même eu des menaces plus moins voilées. Il a fallu que l’on fasse bloquer la boîte mail du Parlement. »

Sylvie Guillaume en a également fait l’expérience : « Moi, j’ai reçu 80 000 mails de copier-coller dont beaucoup venaient des Etats-Unis, c’était infernalCe n’est pas une contribution à la réflexion mais du matraquage qui produit l’efferse inverse de celui recherché. » Younous Omarjee a lui bataillé pour l’interdiction du glyphosate et a notamment siégé dans la commission sur la procédure d’autorisation des pesticides : « C’était assez rude. Dès que je postais quelque chose sur Twitter, j’étais envahi par les trolls de Monsanto. » Des techniques condamnées par les lobbys inscrits au registre qu’ils qualifient de « contre-productives ».

« Les boîtes de conseil tournent à plein régime »

En ce moment, le travail des groupes d’intérêt se concentre plutôt sur les élections européennes« C’est un sujet majeur. Selon les gens qui sont élus, les lobbyistes ne vont pas avoir les mêmes interlocuteurs, relève Martin Pigeon. Toutes les boîtes de conseil tournent à plein régime pour analyser, faire des hypothèses et des projections. »

C’est ce que fait notamment Stéphane Desselas en ayant une veille très soutenue sur le sujet. « Ce qu’attendent nos clients, c’est de savoir à quoi ressemblera le nouveau Parlement ? Quels seront les rapports de force ? Est-ce que la stratégie d’Emmanuel Macron de constituer un groupe libéral fonctionnera ? », liste-t-il, indiquant qu’il transmet ses analyses à ses clients par e-mail. Pour autant, ce lobbyiste ne contacte pas directement les candidats : « On fait un travail d’information ; il n’est pas très efficace de les contacter à ce stade. »

De fait, toutes les équipes de campagne que nous avons contactées assurent ne pas être assaillies de demandes. Elles reçoivent bien cependant les traditionnelles sollicitations, comme à chaque campagne, d’associations, d’ONG ou de divers groupes. « C’est comme tout type de campagne, ces groupes nous soumettent des questionnaires ou des réflexions », assure Philippe Vardon, directeur de la communication du Rassemblement national pour les européennes. « Je n’ai rien noté de différent par rapport aux autres élections », complète Bastien Lachaud, directeur de la campagne des européennes de La France insoumise. « Ils n’ennuient pas les candidats qui, eux, ont envie de faire campagne », analyse-t-on du côté des Républicains. Mais, le parti de Laurent Wauquiez n’est pas naïf : « Ces groupes vont surtout revenir très rapidement une fois les députés élus. » 

 

Source

C’est la deuxième condamnation au États-Unis de Monsanto qui appartient désormais au groupe Bayer, troisième condamnation très lourde puisqu’il s’agit ici de 2 milliards de dollars et pourtant vous avez encore des politiciens corrompus en France par ce lobbying criminel qui vous affirment que le glyphosate est aussi cancérigène que la viande rouge minimisant sa…

via Monsanto condamné à verser 2 milliards de dollars à un couple d’Américains atteints d’un cancer ! — Le Libre Penseur

Comment les semences génétiquement modifiées et le « RoundUp » de Monsanto/Bayer déterminent la politique des États-Unis au Venezuela (MintPress News)! L’autre côté obscur de l’ingérence américaine au Venezuela, et pas des moindres, dont personne ne parle !

 

Comment les semences génétiquement modifiées et le « RoundUp » de Monsanto/Bayer déterminent la politique des États-Unis au Venezuela (MintPress News)

Whitney WEBB

Au fur et à mesure que la crise politique au Venezuela s’est développée, on a beaucoup parlé de l’intérêt manifeste de l’administration Trump pour la privatisation et l’exploitation des réserves pétrolières du Venezuela, les plus importantes au monde, par des géants américains du pétrole comme Chevron et ExxonMobil.

Pourtant, l’influence d’une autre société américaine notoire, Monsanto – aujourd’hui filiale de Bayer – n’a pas été mentionnée.

Alors que de nombreuses autres nations d’Amérique latine sont devenues « libres pour tous » pour l’entreprise de biotechnologie et ses filiales, le Venezuela a été l’un des rares pays à combattre Monsanto et d’autres géants agrochimiques internationaux et à gagner. Toutefois, depuis cette victoire – remportée sous le régime chaviste – l’opposition vénézuélienne, soutenue par les États-Unis, s’est efforcée d’y remédier.

Aujourd’hui, alors que le gouvernement parallèle de Juan Guaidó tente de prendre le pouvoir avec l’appui des États-Unis, le fait que les principaux donateurs politiques de ceux qui, aux États-Unis, sont les plus fervents promoteurs du changement de régime au Venezuela soient étroitement liés à Monsanto et détiennent d’importants intérêts financiers chez Bayer est très révélateur.

Au cours des derniers mois, le produit le plus controversé et le plus tristement célèbre de Monsanto – le glyphosate, sous le nom de Roundup, et qui a été associé au cancer dans de récentes décisions judiciaires américaines – a plus que jamais compromis la situation financière de Bayer et une série de nouvelles affaires judiciaires se sont succédées aux portes du laboratoire Bayer. Il semble que bon nombre des forces américaines qui cherchent maintenant à renverser le gouvernement vénézuélien espèrent qu’un nouveau gouvernement dirigé par Guaidó fournira à Bayer un nouveau marché indispensable pour ses produits agrochimiques et ses semences transgéniques, en particulier les produits qui sont maintenant interdits dans tous les pays du monde, notamment au Vietnam, autrefois défolié et toujours empoisonné.

L’opposition vénézuélienne soutenue par les États-Unis cherche à renverser la loi chaviste sur les semences et l’interdiction des OGM.

En 2004, le président vénézuélien de l’époque, Hugo Chávez, en a surpris plus d’un lorsqu’il a annoncél’annulation du projet de Monsanto de planter du soja génétiquement modifié (GM) sur 500 000 acres de terres agricoles vénézuéliennes. L’annulation du contrat de Monsanto avec le Venezuela a conduit à ce qui est devenu une interdiction ad hoc de toutes les semences génétiquement modifiées dans tout le pays, une mesure qui a été saluée par les groupes d’agriculteurs locaux et les militants environnementaux. Contrairement aux mouvements anti-OGM qui se sont développés dans d’autres pays, la résistance du Venezuela aux cultures génétiquement modifiées était davantage basée sur des préoccupations concernant la souveraineté alimentaire du pays et la protection des moyens de subsistance des agriculteurs.

Bien que l’interdiction n’ait pas réussi à empêcher les produits génétiquement modifiés d’entrer au Venezuela – puisque le Venezuela importe depuis longtemps la majorité de ses produits alimentaires, dont une grande partie provient de pays qui comptent parmi les plus grands producteurs mondiaux de nourriture génétiquement modifiée – un effet évident a été d’empêcher des entreprises comme Monsanto et d’autres grandes entreprises agrochimiques et de semences de récupérer une part importante du marché vénézuélien.

En 2013, une nouvelle loi sur les semences a presque été adoptée qui aurait permis la vente de semences génétiquement modifiées au Venezuela par le biais d’une échappatoire légale. Cette loi, rédigée par un membre du Parti Socialiste Unifié Chaviste du Venezuela (PSUV), a été largement contestée par les agriculteurs, les militants indigènes, les écologistes et les groupes écosocialistes, ce qui a conduit à sa transformation en ce qui a été surnommé la « loi des semences du peuple ». Cette loi, adoptée en 2015, est allée encore plus loin que l’interdiction initiale de 2004 en interdisant non seulement les semences génétiquement modifiées, mais aussi plusieurs produits agrochimiques toxiques, tout en renforçant les variétés de semences traditionnelles par la création de l’Institut National des Semences.

Peu après l’adoption de la nouvelle loi sur les semences en 2015, l’opposition vénézuélienne soutenue par les États-Unis et dirigée par la Table ronde de l’Unité Démocratique (MUD) – un groupe composé de nombreux partis politiques financés par les États-Unis, dont le parti Volonté Populaire de Guaidó – a pris le pouvoir au Parlement National. Jusqu’à ce que la Cour Suprême du Venezuela dissolve l’assemblée en 2017, l’assemblée législative du MUD a tenté à plusieurs reprises d’abroger la loi sur les semences. Les partisans de l’abrogation ont qualifié la loi sur les semences « d’anti-scientifique » et de dommageable pour l’économie.

Malgré la décision de la Cour suprême de 2017, l’Assemblée nationale a continué de se réunir, mais elle n’a pas de pouvoir réel dans le gouvernement vénézuélien actuel. Cependant, si le gouvernement actuel est renversé et que Guaidó – le « président intérimaire » qui est également président de l’Assemblée nationale dissoute – arrive au pouvoir, il semble presque certain que la « loi sur les semences du peuple » sera l’un des premiers actes législatifs sur le plan de travail.

L’axe AEI

Certaines des figures clés et des voix les plus bruyantes qui soutiennent les efforts de l’administration Trump pour renverser le gouvernement vénézuélien aux États-Unis ont des liens étroits avec un groupe de réflexion particulier, l’American Enterprise Institute (AEI). Par exemple, John Bolton – aujourd’hui conseiller de Trump en matière de sécurité nationale et l’un des principaux acteurs de la politique agressive de l’administration vénézuélienne – a été un membre senior de l’AEI jusqu’à ce qu’il devienne le principal responsable de la sécurité nationale pour Trump. En tant que conseiller en matière de sécurité nationale, Bolton conseille le président sur la politique étrangère et les questions de sécurité nationale, tout en conseillant le secrétaire d’État et le secrétaire à la Défense. Récemment, il a fait pression en faveur d’une action militaire au Venezuela, selon les médias.

Elliott Abrams, représentant spécial du département d’État pour le Venezuela, autre figure clé de la politique vénézuélienne de Trump, a régulièrement participé à des sommets de l’AEI et a été invité à participer à ses panels et à ses podcasts. Selon le secrétaire d’État Mike Pompeo, le rôle actuel de Abrams lui confère « la responsabilité de tout ce qui concerne nos efforts pour restaurer la démocratie » au Venezuela. D’autres hautes personnalités de l’administration, dont le vice-président Mike Pence et le secrétaire d’État Mike Pompeo, ont été invités à la réunion « secrète » de l’AEI début mars. Comme l’ont rapporté MintPress et d’autres médias, Guaidó s’est déclaré « président par intérim » du Venezuela à la demande de Pence. Pompeo est également intimement impliqué dans la direction de la politique de Trump au Venezuela en tant que conseiller principal du président pour les affaires étrangères.

Parmi les autres liens avec l’administration de Trump, mentionnons la secrétaire à l’Éducation, Betsy DeVos, qui faisait auparavant partie du conseil d’administration de l’AEI.

L’AEI est depuis longtemps un élément clé de l’establishment « néoconservateur » et emploie des néoconservateurs bien connus tels que Fred Kagan – l’architecte de « l’envoi massif de troupes supplémentaires » en Irak – et Paul Wolfowitz, l’architecte de la guerre en Irak. Ses liens avec l’administration de George W. Bush ont été particulièrement manifestes et controversés, puisque plus de 20 employés de l’AEI ont obtenu des postes supérieurs sous Bush. Plusieurs d’entre eux, comme Bolton, ont bénéficié d’une nouvelle importance dans l’administration de Trump.

D’autres fonctionnaires clés de Bush ont rejoint l’AEI peu de temps après avoir quitté leur poste dans l’administration. C’est le cas de Roger Noriega, représentant des États-Unis auprès de l’Organisation des États américains (OEA) lors de l’échec du coup d’État appuyé par les États-Unis en 2002, qui a été secrétaire d’État adjoint aux affaires de l’hémisphère occidental de 2003 à 2005, où il a exercé une influence considérable sur les politiques du gouvernement envers le Venezuela et Cuba.

Depuis qu’il a quitté l’administration Bush et rejoint rapidement l’AEI, Noriega a joué un rôle déterminant dans la promotion de revendications sans fournir de preuves mais qui visent à présenter le gouvernement actuel du président vénézuélien Nicolas Maduro comme une menace pour la sécurité nationale, comme par exemple en prétendant que le Venezuela aide l’Iran à acquérir des armes nucléaires et accueille des soldats du Hezbollah du Liban. Il a également fait pression sur le Congrès pour qu’il soutienne le leader de l’opposition vénézuélienne Leopoldo López, mentor politique de Guaidó et chef de son parti politique, Volonté Populaire.

De plus, Noriega s’est associé à Martin Rodil, un exilé vénézuélien anciennement employé par le FMI, et à José Cardenas, qui a servi dans l’administration Bush, pour fonder Visión Américas, une société privée d’évaluation des risques et de lobbying qui a été engagée pour « soutenir les efforts du secteur privé du Honduras pour aider à consolider la transition démocratique dans leur pays », après le coup d’État appuyé par les États-Unis au Honduras en 2009. Ces derniers mois, Noriega et ses associés se sont beaucoup concentrés sur le Venezuela, Cardenas offrant à Trump des conseils publics sur la façon « d’accélérer le départ de Maduro », tandis que Rodil a publiquement offert « d’obtenir un marché » si vous avez des informations compromettantes sur le gouvernement du Venezuela.

Bien que l’AEI soit surtout connue pour son bellicisme, il est aussi un promoteur des grands intérêts agricoles. Depuis 2000, il a accueilli plusieurs conférencessur la promesse de la « biotechnologie » et des semences génétiquement modifiées et a fortement promu le travail de l’ancien lobbyiste de Monsanto, Jon Entine, qui a été chercheur invité de l’AEI pendant plusieurs années. L’AEI a également des liens de longue date avec Dow Chemical.

La raison la plus probable de l’intérêt de l’AEI pour la promotion des biotechnologies réside toutefois dans ses liens avec Monsanto. En 2013, The Nation a fait l’acquisition d’un document de l’AEI de 2009, obtenu à la suite d’une erreur de dépôt et non destiné à être divulgué publiquement, qui a révélé les principaux donateurs du groupe de réflexion. Le formulaire, connu sous le nom de « liste des donateurs », a révélé que les deux principaux donateurs de l’AEI à l’époque étaient le Donors Capital Fund et le milliardaire Paul Singer.

Le Donors Capital Fund, qui demeure l’un des principaux contributeurs de l’AEI, est lié aux intérêts de Monsanto par l’intermédiaire de la vice-présidente de son conseil d’administration, Kimberly O. Dennis, qui est également actuellement membre du Conseil national de l’AEI. Selon l’AEI, le Conseil national est composé de « dirigeants d’entreprises et de dirigeants communautaires de tout le pays qui sont déterminés à assurer le succès de l’AEI et qui agissent à titre d’ambassadeurs de l’AEI en nous fournissant des conseils, des idées et des orientations« .

Dennis est la présidente exécutive de longue date du Searle Freedom Trust, fondé en 1988 par Daniel Searle après avoir supervisé la vente de sa société pharmaceutique familiale – G.D. Searle and Company – à Monsanto en 1985 pour 2,7 milliards de dollars. L’argent que Searle avait tiré de cette fusion a servi à financer la fiducie qui finance maintenant l’AEI et d’autres groupes de réflexion de droite. Searle était également proche de Donald Rumsfeld, qui a dirigé G.D. Searle and Co. pendant des années et a été secrétaire à la Défense sous Gerald Ford et George W. Bush. Searle était également administrateur de l’Institut Hudson, qui employait autrefois Elliott Abrams.

Après la vente à Monsanto de l’entreprise familiale – qui avait acquis une notoriété grâce à ses recherches truquées sur la nocivité de son édulcorant, aspartame ou NutraSweet -, G.D. Searle a vu les dirigeants proches de Daniel Searle devenir des acteurs de poids dans son groupe. Robert Shapiro, qui était l’avocat de longue date de G.D. Searle et le chef de sa division NutraSweet, est devenu le vice-président, président et plus tard PDG de Monsanto. Notamment, le petit-fils de Daniel Searle, D. Gideon Searle, était un administrateur de l’AEI jusque relativement récemment.

Pourquoi Marco Rubio augmente-t-il sa participation dans Bayer alors que d’autres s’enfuient ?

Pourtant, c’est le principal donateur individuel de l’AEI, mentionné dans la divulgation accidentelle de la « liste des donateurs », qui est le plus révélateur des intérêts privés en biotechnologie qui guident la politique de l’administration Trump au Venezuela. Paul Singer, le gestionnaire milliardaire controversé de fonds spéculatifs, a longtemps été un donateur majeur pour les causes néoconservatrices et sionistes – aidant à financer l’Initiative de Politique Étrangère (FPI), le successeur du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC) ; et la Fondation (néoconservatrice et islamophobe) pour la Défense des Démocraties (FDD), en plus de l’AEI.

Singer est notamment l’un des principaux donateurs politiques du sénateur Marco Rubio (R-FL) et a été intimement impliqué dans le récent chaos au Venezuela. Il a été considéré comme l’un des architectes de la politique actuelle de changement de régime de l’administration, le principal donateur de la campagne présidentielle de Rubio, ainsi qu’une figure clé derrière le « dossier » controversé sur Donald Trump qui a été compilé par Fusion GPS. En effet, Singer avait été la première personne à engager Fusion GPS pour faire de la « recherche d’opposition » sur Trump. Cependant, Singer s’est depuis largement soustrait à l’examen minutieux de son rôle dans la création du dossier, probablement parce qu’il est devenu un donateur clé de Trump à la suite de sa victoire électorale en 2016, donnant 1 million de dollars au fonds d’inauguration de Trump.

Singer a une histoire riche en évènements en Amérique du Sud, bien qu’il ait été relativement discret au sujet du Venezuela. Cependant, un gestionnaire de longue date du fonds spéculatif de Singer, Jay Newman, a récemment déclaré à Bloomberg qu’un gouvernement dirigé par Guaidó reconnaîtrait que les créanciers étrangers « ne sont pas l’ennemi » et a laissé entendre que Newman lui-même se demandait s’il devait rejoindre une liste croissante de « vétérans des obligations qui avaient déjà commencé à prendre position, prévoyant une restructuration de leur dette de 60 milliards de dollars lorsque Guaido soutenu par les États-Unis aura réussi à renverser Nicolas Maduro pour en prendre le pouvoir« . En outre, le Washington Free Beacon, qui est largement financé par Singer, a été un ardent défenseur de la politique de changement de régime de l’administration Trump au Venezuela.

Par ailleurs, la Singer’s Elliott Management Corporation a donné à Roger Noriega, ancien secrétaire d’État adjoint aux affaires de l’hémisphère occidental sous Bush, 60 000 dollars en 2007 pour faire pression sur la question de la dette souveraine et pour « défendre les intérêts des investisseurs américains en Amérique latine ». Pendant que Noriega était au service de Singer, il a écrit des articles reliant l’Argentine et le Venezuela au programme nucléaire inexistant de l’Iran. À l’époque, Singer poursuivait énergiquement le gouvernement argentin dans le but d’obtenir plus d’argent de la dette souveraine du pays.

Singer a pris des décisions d’affaires qui ont fait sourciller les gens, comme l’augmentation importante de sa participation dans Bayer. Cette décision semble aller à l’encontre des difficultés financières de Bayer, conséquence directe des nombreuses affaires judiciaires concernant le lien entre le glyphosate de Monsanto et le cancer. La première décision qui signalait des problèmes pour Monsanto et sa nouvelle société mère Bayer a eu lieu en août dernier, mais Singer a augmenté sa participation dans la société à partir de décembre dernier, même s’il était déjà clair que les problèmes financiers de Bayer concernant les affaires judiciaires relatives au glyphosate ne faisaient alors que commencer.

Depuis le début de l’année, les problèmes de Bayer avec la fusion de Monsanto n’ont fait que s’aggraver, le PDG de Bayer ayant récemment déclaré que les poursuites avaient « énormément affecté » le cours des actions et la performance financière de l’entreprise.

Forcer l’ouverture d’un nouveau marché pour RoundUp

Une partie de l’intérêt de Singer pour Bayer est peut-être liée au Venezuela, étant donné que le « Plan País » de Juan Guaido pour « sauver » l’économie vénézuélienne se concentre sur le secteur agricole du pays. En particulier, avant et sous le Chavisme, la productivité agricole et les investissements dans le secteur agricole ont été relégués au second plan par rapport à la production pétrolière, de sorte que moins de 25 % des terres vénézuéliennes ont été utilisées à des fins agricoles malgré le fait que le pays possède une grande superficie de terres arables. Par conséquent, le Venezuela doit importer une grande partie de sa nourriture de l’étranger, dont la plupart provient de la Colombie ou des États-Unis.

Sous Chávez et son successeur, Maduro, l’agriculture à petite échelle, la souveraineté alimentaire et l’agriculture biologique ont fait l’objet d’une attention renouvelée. Cependant, si Maduro est évincé et que Guaidó décide de mettre en œuvre son « Plan País », le soutien de l’opposition aux sociétés étrangères, les intérêts des architectes américains chez Bayer/Monsanto et les efforts passés de l’opposition pour faire tomber l’interdiction des semences GM laissent entrevoir qu’un nouveau marché pour les produits Bayer/Monsanto – notamment le glyphosate – va se créer.

L’Amérique du Sud est depuis longtemps un marché clé pour Monsanto et – comme les problèmes de l’entreprise ont commencé à s’aggraver avant la fusion avec Bayer – elle est devenue une bouée de sauvetage pour l’entreprise en raison de réglementations moins strictes en matière d’environnement et de consommation que de nombreux pays occidentaux. Ces dernières années, lorsque les gouvernements sud-américains ont ouvert leurs pays à des politiques plus « favorables au marché » dans leurs secteurs agricoles, Monsanto a gagné des millions.

Par exemple, lorsque le Brésil a cherché à accroître ses investissements dans la biotechnologie (c’est-à-dire les semences GM) en 2012, Monsanto a vu ses ventes de semences de maïs GM augmenter de 21 %, ce qui a généré des bénéfices supplémentaires de 1 milliard de dollars pour la société. Bayer/Monsanto a besoin de retourner à un scénario similaire plus que tout autre, car les problèmes juridiques de Monsanto ont fait chuter les bénéfices de l’entreprise à la fin de l’année dernière.

Les pays du monde entier évaluent actuellement les interdictions d’utilisation du glyphosate à la suite d’un nombre croissant de litiges concernant les liens entre ce produit chimique et le cancer. Comme Singer a maintenant un intérêt important dans l’entreprise, il pourrait, avec les politiciens et les groupes de réflexion qu’il finance, voir les promesses qu’un gouvernement dirigé par Guaidó apporterait avec la fin de l’interdiction des semences GM.

De plus, étant donné que le principal conseiller de Guaidó veut que l’administration de Trump joue un rôle direct dans le gouvernement vénézuélien si Maduro est évincé, il semble probable que Singer utilise ses relations pour maintenir Bayer/Monsanto à flot dans la controverse croissante sur le glyphosate. Un tel comportement de la part de Singer ne serait guère surprenant si l’on considère que les médias financiers internationaux l’ont qualifié « d’opportuniste impitoyable » et de « trop agressif« .

Un tel résultat serait conforme à l’augmentation des marges bénéficiaires de Monsanto et des sociétés liées qui ont suivi son expansion dans les pays à la suite de coups d’État soutenus par les États-Unis. Par exemple, après le coup d’État appuyé par les États-Unis en Ukraine en 2014, les prêts accordés à l’Ukraine par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale ont forcé le pays à développer l’utilisation des « biotechnologies » et cultures GM dans son secteur agricole, et Monsanto, en particulier, a fait des millions. Si Maduro est évincé, un scénario similaire risque de se produire au Venezuela, étant donné que le gouvernement dirigé par Guaidó a fait connaître son intention d’emprunter lourdement à ces institutions quelques jours seulement après que ce dernier se soit déclaré « président intérimaire ».

Whitney Webb

Article original en anglais : How GMO Seeds and Monsanto /Bayer’s “RoundUp” Are Driving US Policy in Venezuela

MintPress News, le 6 mai 2019

Traduit par Réseau International

La source originale de cet article est MintPress News

Copyright © Whitney Webb, MintPress News, 2019

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Des « points chauds » de radioactivité inconnus détectés autour de Tchernobyl Publié le 12/05/2019 à 11h45 Lire la bio Floriane Boyer Rédactrice. Futura sciences.

Des points chauds de radioactivité jusqu’alors insoupçonnés, où la radioactivité dépasse largement la moyenne, ont été détectés dans la zone d’exclusion de Tchernboyl par des chercheurs de l’université de Bristol lors d’une campagne de cartographie par drone en avril, selon un communiqué. Là, par exemple une usine de décontamination des sols désaffectée, en service après l’explosion, révèle à la BBCTom Scott, qui a dirigé l’équipe de chercheurs. Ici, un L’arbre, végétal lignifié. Un arbre est un végétal supérieur terrestre, qu’il soit gymnosperme ou angiosperme, qui se rigidifie grâce à une croissance secondaire (celle qui produit du bois)…. » data-image= »https://fr.cdn.v5.futura-sciences.com/buildsv6/images/midioriginal/8/8/1/881dff8587_48849_def-arbre-stevegrosbois-flickr.jpg » style= »max-width:100%; » />

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