Politique

Blocage de l’Assemblée : face à la crise, Emmanuel Macron appelle à faire des « compromis »! Ce n’est pas  » je vous ai compris  » mais juste je vous ai  »entendu », la nuance des mots à son importance ! En bref, il ne tiendra pas compte de l’avis des français et continuera son programme destructeur de notre pays !

Blocage de l’Assemblée : face à la crise, Emmanuel Macron appelle à faire des « compromis »

Emmanuel Macron s’est exprimé mercredi soir face aux Français. AFP – LUDOVIC MARIN

 Publié le 23/06/2022 à 06:52 , mis à jour à 08:00

Mercredi soir, lors d’une courte allocution télévisée, le chef de l’Etat a invité les oppositions à dire si elles étaient prêtes à coopérer et, si oui, sur quel texte. Il a aussi rappelé que la majorité présidentielle était la première force politique à l’Assemblée et qu’il souhaitait rester fidèle à la cohérence de son projet.

C’est son « Je vous ai compris » à lui, plus proche d’un « Je vous ai entendu ». Mercredi soir, au cours d’une allocution de huit minutes prononcée depuis l’Élysée, Emmanuel Macron est revenu, avant son départ à l’étranger, sur la crise démocratique qui traverse le pays depuis le second tour des élections législatives. Il a aussi tiré le bilan des entretiens qu’il mène depuis mardi avec les leaders de l’opposition.

Dans une courte analyse du vote de dimanche, il a expliqué : « Je ne peux ignorer la forte abstention qui nous oblige tous à donner plus de sens à nos actions collectives », tout en ajoutant qu’il ne peut pas « davantage ignorer les fractures, les divisions profondes, qui traversent notre pays et se reflètent dans la nouvelle assemblée ».

Un simple constat, car très vite le Président rappelle ses fondamentaux : « Les élections ont fait de la majorité présidentielle la première force politique ». Pas question de laisser entendre que le RN ou la Nupes auraient emporté ces législatives. Tout au plus concède-t-il, « et c’est un fait nouveau, aucune force politique ne peut aujourd’hui faire les lois ». Plus que des enseignements, plus qu’un problème de fond, le Président y voit un problème de méthode à résoudre. Comment faire pour gouverner désormais ?

S’il écarte d’emblée l’idée d’une union nationale rejetée par tous depuis mardi, il évoque l’idée d’un contrat de coalition ou la recherche d’une majorité texte par texte. « Nous devons collectivement apprendre à gouverner et légiférer différemment », lance-t-il à l’endroit des oppositions. Il évoque des « compromis nouveaux à trouver par le dialogue et le respect ». Et de conclure : « Je suis décidé à prendre en charge la volonté de changement que le pays a clairement exprimé ». Il souligne la bonne volonté des dirigeants rencontrés, depuis mardi : « Beaucoup ont fait part de leur disponibilité pour avancer sur des sujets majeurs » comme le travail, l’environnement ou la sécurité. Et d’assurer : « Il est donc possible de trouver une majorité plus large et plus claire pour agir ».

Pas de décision forte

Mais Emmanuel Macron ne dessine, pour autant, aucune porte de sortie, car il assure ne pas vouloir « perdre la cohérence du projet que vous avez choisi en avril dernier ».

En conclusion, le chef de l’État demande aux oppositions d’exprimer clairement la « part de coopération » qu’elles « sont prêtes à prendre » et sur quels textes afin « qu’à la lumière de ces choix », que dès son retour, il puisse commencer « à bâtir ».

Une allocution qui a, sans doute, déçu ceux qui attendaient des décisions fortes. Emmanuel Macron semble avoir surtout voulu reprendre la parole, avant plusieurs déplacements à l’étranger, enfin de ne pas abandonner le terrain à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Il lui fallait, certes, faire part des enseignements qu’il tirait du scrutin de dimanche et rassurer les Français inquiets par le vent de panique qui semble souffler au sommet de l’État. Mais, cette fois, au lieu de tracer la voie comme il en a l’habitude, Emmanuel Macron a renvoyé la balle dans le camp des oppositions en leur demandant d’exprimer leur volonté d’engagement. Une posture plus qu’un espoir car, le chef de l’Etat le sait, il y a bien peu de chance qu’elles lui répondent.

Ce mercredi, à l’Assemblée, un ministre expliquait à La Dépêche : « Il faut surtout faire retomber la tension, laisser les choses se poser afin qu’elles décantent ». C’est donc un discours d’attente qu’à prononcer, hier soir, Emmanuel Macron, tout en rappelant qu’il ne renoncerait, en rien, à son projet. Jupiter n’est pas si loin.

Christelle Bertrand

LaDepeche.fr: Blocage de l’Assemblée : face à la crise, Emmanuel Macron appelle à faire des « compromis ».
https://www.ladepeche.fr/2022/06/22/blocage-de-lassemblee-emmanuel-macron-appelle-a-faire-des-compromis-10390297.php

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