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Un des mystères de la capture du carbone par l’océan est résolu

Sciences & Environnement

Un des mystères de la capture du carbone par l’océan est résolu

Des scientifiques français et britanniques ont enfin compris pourquoi seulement 2 % du carbone piégé à la surface finit par se déposer au fond.

Plongeant jusqu’à 2 kilomètres de profondeur, près de 4000 flotteurs autonomes Argo mesurent la température et la salinité des océans.
Plongeant jusqu’à 2 kilomètres de profondeur, près de 4000 flotteurs autonomes Argo mesurent la température et la salinité des océans. D. Luquet/IMEV

«Twilight zone» est plus que le titre de la série de télévision qui ouvre vers une «quatrième dimension». C’est aussi le nom anglais de la zone crépusculaire ou «mésopélagique», entre 100 et 1000 mètres de profondeur dans les océans. Ce qui se passe dans cette région pour le cycle du carbone est enfin mieux connu, détaille une publication dans Science du 14 février, grâce à de nouvelles mesures in situ réalisées entre 2013 et 2016 dans l’Atlantique Nord et l’océan Austral. Un modèle plus précis du fonctionnement de la «pompe biologique du carbone» de l’océan a pu être ébauché. Il répond à une question cruciale des scientifiques en montrant qu’une très faible partie des grosses particules organiques, comme le plancton et les détritus du zooplancton, coulent vers les profondeurs de l’océan et séquestrent le carbone.

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