La vérité est ailleurs

Les marchés américains sur le point de craquer! La dernière fois que Wall Street a connu une veillée de Noël aussi catastrophique, c’était… en 1918 et le monde sortait de la Première Guerre mondiale! Les bourses asiatiques s’affolent!

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Les marchés américains sur le point de craquer

NICOLAS RAULINE Le 25/12 à 14:37
Steven Mnuchin s'est employé rassurer marchés. En vain.
Steven Mnuchin s’est employé à rassurer les marchés. En vain. – SHAWN THEW/AFP

L’intervention de l’administration Trump devait rassurer. C’est tout le contraire qui s’est produit. Et les rumeurs sur Jerome Powell et Steve Mnuchin ne sont pas de nature à inverser la tendance…

La dernière fois que Wall Street a connu une veillée de Noël aussi catastrophique, c’était… en 1918 et le monde sortait de la Première Guerre mondiale. Alors que les marchés n’étaient ouverts que lundi matin, réveillon oblige,  l’indice Dow Jones a perdu plus de 650 points en une demi-séance . Une chute de 2,9 % qui conclut ce qui pourrait être le pire mois depuis une décennie. Le Nasdaq a fait pire, s’effondrant de plus de 5 %, pénalisé par des prises de bénéfices.

Les principaux indices ont ainsi enregistré leur quatrième jour de baisse consécutif, alors que les marchés craignent les effets sur l’économie américaine de la hausse des taux de la Fed, décidée lors de sa dernière réunion de l’année, mais aussi du  « shutdown », la paralysie de l’administration fédérale , qui pourrait durer jusqu’en janvier selon la Maison-Blanche, même si l’impact devrait être, dans un premier temps, limité.

Steve Mnuchin est bien monté au créneau pour tenter de rassurer les investisseurs. Dimanche, le secrétaire au Trésor s’était  réuni avec les patrons de six des principales banques américaines, pour tenter de rassurer les marchés. Une réunion qui a eu l’effet inverse. Alors qu’il insistait, à la sortie du rendez-vous, sur les « importantes liquidités » dont disposent les banques pour financer les prêts aux particuliers, aux entreprises et tout autre type d’opérations sur le marché, les observateurs y ont vu là un signe de nervosité. « Personne, avant la nuit dernière, ne pensait que les banques souffraient d’un manque de liquidités. Ces déclarations évoquent des concepts utilisés récemment lors de très graves crises », soulignaient dans une note les analystes de Cornerstone Macro.

Mnuchin également visé ?

Les réunions se sont prolongées lundi. Steve Mnuchin a convoqué le « groupe de travail présidentiel », qui comprend des représentants de la réserve fédérale, du gendarme boursier, la SEC, et de différentes autorités de régulation financière. Créé après le krach de 1987, celui-ci se réunit de manière sporadique. Le rendez-vous devait surtout faire le point sur les prochains jours, alors que certaines de ces institutions devraient tourner au ralenti, à cause du « shutdown ». Mais ses représentants en ont profité pour affirmer que les marchés fonctionnaient normalement.

Au même moment, Donald Trump sapait toutefois les efforts de son ministre, avec qui il entretient une relation tumultueuse. Le président américain réitérait sur Twitter ses critiques envers la Fed, l’accusant d’être « le principal problème de l’économie américaine. » Une manière de remettre la pression sur son patron, Jerome Powell, alors que ses conseillers répétaient ces jours-ci qu’il n’avait pas le pouvoir de le congédier…

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

The only problem our economy has is the Fed. They don’t have a feel for the Market, they don’t understand necessary Trade Wars or Strong Dollars or even Democrat Shutdowns over Borders. The Fed is like a powerful golfer who can’t score because he has no touch – he can’t putt!

80 k personnes parlent à ce sujet

A Wall Street, il se murmure d’ailleurs que Powell ne serait pas le seul visé par le courroux présidentiel. Steve Mnuchin lui-même pourrait faire les frais d’une crise, si les marchés continuent de chuter. Selon Bloomberg, le président aurait demandé à ses conseillers de rencontrer le patron de la Fed dans les prochains jours, court-circuitant son secrétaire au Trésor…

LA BOURSE DE TOKYO S’AFFOLE ET PLONGE DE 5 %

La nervosité de Wall Street a gagné mardi matin la Bourse de Tokyo, qui a reculé de plus de 5 % à la clôture après un week-end prolongé. Les investisseurs ont pris peur face aux multiples incertitudes politiques et économiques aux Etats-Unis.

Le Nikkei a terminé au plus bas en 20 mois, à 19.155,74 points. Il a perdu plus de 1.000 points, sa pire dégringolade depuis le 6 février 2018, sur fond de net renforcement du yen ; ce qui dessert les groupes exportateurs.

L’indice était pourtant monté à près de 25.000 points début octobre, et a donc perdu plus de 20 % depuis cette date.

Nicolas Rauline
Bureau de New York

Les inquiétudes sur les Etats-Unis font trembler les Bourses asiatiques

LES ECHOS 
Au retour d\’un week-end prolongé, le Nikkei a perdu plus de 1.000 points, sa pire dégringolade depuis le 6 février 2018 – Koji Sasahara/AP/SIPA

Dans le sillage de Wall Street, la place de Tokyo a clôturé la séance de ce mardi sur une chute de 5,01 %. Au plus bas depuis 20 mois.

Noël noir à la Bourse de Tokyo. Dans le sillage de Wall Street, qui a fini dans le rouge hier , la place japonaise a clôturé sur une chute de 5,01 % ce mardi, après un week-end prolongé. A 19.155,74 points, le Nikkei est au plus bas en 20 mois. Il a perdu plus de 1.000 points, sa pire dégringolade depuis le 6 février 2018, sur fond de net renforcement du yen, valeur refuge, ce qui dessert les groupes exportateurs. L’indice-vedette de la…

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