L’attentat de Strasbourg et l’effondrement du régime. Si tant est bien sûr qu’il s’agisse bien d’un attentat isolé et non d’autre chose qui pourrait se retourner contre ceux qui l’ont fomenté !!

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L’attentat de Strasbourg et l’effondrement du régime

L’attentat de Strasbourg et l’effondrement du régime

Dans un article récent (ici) nous faisions remarquer que le régime (la « République ») était désormais pris en étau, ou, si l’on préfère, se trouvait maintenant entre le marteau allochtone et l’enclume autochtone. Nous faisions remarquer que jusqu’au soulèvement des Gilets jaunes, le régime transférait tranquillement dans les banlieues une partie significative des impôts et des taxes perçus dans la « France  périphérique ». Cela permettait au régime d’acheter à bon compte la paix sociale. Le mouvement des Gilets jaunes signifie que cette spoliation tranquille des uns au profit des autres, n’est aujourd’hui plus possible sans tensions sociales importantes. Autrement dit, la viabilité du modèle de société rêvé par le régime depuis 1789 n’est plus assurée : dans le cadre d’un budget contraint, si l’on veut que les impôts payés par la France autochtone délaissée soient davantage investis dans la France autochtone délaissée, alors il faudra d’une manière ou d’une autre baisser le tribut versé aux « quartiers sensibles », objectivement favorisés. Mais quid de la paix sociale dans ces quartiers ?

Emmanuel Macron pense pouvoir reprendre l’exploitation tranquille des Autochtones en octroyant aux Natifs quelques miettes du pain qu’ils ont pétri et dont ils sont pour l’essentiel privés. Mais à peine a-t-il royalement consenti à ce geste jupitérien que les Allochtones des banlieues se rappellent à lui. Car d’un strict point de vue sociologique, l’auteur de l’attentat de Strasbourg est symptomatique du « malaise » identitaire des banlieues. Il fait partie, nonobstant sa nationalité de papier, des populations allochtones qui entourent les métropoles. Ce musulman radical est aussi un pur produit des politiques républicaines d’immigration et il incarne, de manière certes exceptionnellement violente, l’échec républicain du vivre-tous-ensemble. Mais le plus grave pour le régime est que cet acte terroriste est l’expression paroxystique d’un rejet global qui travaille peu ou prou toutes les populations allochtones. Comment le nier ? Cet acte isolé, commis dans le contexte du mouvement des Gilets jaunes, réintroduit donc dans les psychologies l’idée refoulée que tôt ou tard le régime devra faire face à des émeutes aussi violentes que celles de 2005. L’attentat de Strasbourg fait ressurgir les « quartiers » et, à travers la radicalité de certaines franges de population, le « problème des banlieues ». Cette réaffirmation violente de la présence d’une population allochtone non intégrée vient au pire moment. Elle pourrait devenir apocalyptique si elle prenait la forme non d’un terrorisme de basse intensité mais d’émeutes urbaines sur tout le territoire.  Pour contrer la violence issue des quartiers allochtones, le régime, coincé dans sa logique mortifère, n’a à sa disposition que des moyens extrêmement coûteux pour le pays. Quel est par exemple le coût de la « lutte antiterroriste », de l’opération sentinelle, des incarcérations, des attentats ? Obertone (La France interdite, Ring, 2018) cite quelques chiffres : 1,77 milliards d’Euros selon BFM TV (17/11/2015), 12 milliards d’Euros par an entre 2013 et 2016 selon l’économiste Marco Hafner, 22 milliards d’Euros par an selon l’économiste Charles Wyplosz, soit 1% du PIB. Qui paie ? Et puis, plus globalement, quel est le coût de la paix sociale dans les banlieues ? L’économiste socialiste Karine Berger, qui ne passe pas pour être une extrémiste de droite,  répond : la « ghettoïsation sociale » (sic) coûte 80 milliards d’Euros par an à la France ! A ces 80 milliards, le projet de loi de finances 2019 du Gouvernement va encore ajouter l’année prochaine 85 millions d’Euros. Il s’agit de mettre en œuvre la « mobilisation nationale » (sic) en faveur des « habitants des quartiers », de financer 1 000 nouveaux postes d’adultes-relais, de doubler les postes Fonjep (associations de jeunesse), de créer de nouveaux postes d’Atsem en écoles maternelles, de lancer des « cités éducatives », de soutenir les « associations les plus structurantes ». Il s’agit en fait d’acheter la paix sociale et de lutter en amont contre le radicalisme islamique, afin qu’il n’y ait plus jamais, espère-t-on un peu naïvement, de Cherif Chekatt ou de Mohammed Merah.  Mais jusqu’à quand pourra-t-on déverser de telles sommes quand ailleurs on ferme les gares, les bureaux de poste et les écoles, quand ailleurs, dans le « désert français », on n’a ni transport en commun, ni structures pour la jeunesse, ni éducation prioritaire, ni zones franches ?

Alors que la population autochtone commence à poser un problème au régime, l’attentat de Strasbourg vient rappeler à celui-ci qu’il n’a toujours pas réglé son problème avec les populations allochtones. Le régime a compris qu’il serait emporté par la simultanéité d’un soulèvement des banlieues et de la France périphérique. Les forces de police seraient submergées et ce serait probablement la guerre civile. Pour les apparatchiks du régime, tous bords confondus, pour peu qu’ils aient deux sous d’intelligence, c’est depuis quelques jours le pire des scénarios. Mais d’autre part, les moyens manquent pour acheter la paix sociale à la fois dans les banlieues et, c’est le fait nouveau de ces dernières semaines, dans cette France périphérique. Dit autrement, il apparaît que l’effondrement du régime pourrait être à moyen terme plus que probable.

Antonin Campana

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